25 mars 2011

Ca chauffe entre la France et l'Italie

Tiens tiens... On parle de la France, ici. Deux sujets de discorde en ce moment entre mon pays de naissance et mon pays d'adoption.

Le premier concerne la volonté de Lactalis de racheter Parmalat, grosse multinationale dans l'agroalimentaire, malgré le terrible scandale de 2003. Pour éviter une telle hypothèse, le gouvernement italien envisage d'adopter un texte limitant les rachats de sociétés stratégiques par des groupes étrangers dans les secteurs de l'alimentation, de l'énergie, des télécommunications et de la défense.

Aujourd'hui, un journaliste italien a voulu connaître la position de Sarkozy dans une conférence de presse. Et figurez-vous qu'il lui a posé une colle. "Je n’ai pas de position parce que je connais très mal, j’aurais peur de dire une bêtise" Gabrielle Verdenne écrit non sans humour sur europe1.fr : "Voilà une phrase dont n’a pas l’habitude Nicolas Sarkozy". Sarkozy qui n'a pas pu s'empêcher encore une fois de parler de sa femme, ce que je trouve de plus en plus insupportable, regardez :




L'autre point de friction concerne l'intervention militaire en Libye. L’Italie est le plus fervent partisan d'un commandement sous l'égide de l'OTAN, la France en est le plus farouche opposant, sans que l'on ne comprenne vraiment les motivations de cette position.

Pour Jean-Louis Dufour, invité dans Les enjeux internationaux, la position de la France ("Ce n'est pas la responsabilité de l'OTAN de régler un problème interne au monde arabe") est due au fait que Paris veut éviter une source de conflit avec la Ligue arabe. Mais il sous entend que cela pouvait être un joker pour sortir du jeu le moment venu : "Puisque l'OTAN n'a rien à faire dans cette affaire (et puisque les arabes sont contre), nous français, nous anglais, nous nous retirons."

Pour l'Italie, on pense à une autre motivation. Un éditorialiste italien disait hier à AnnoZero :
"Comme les français n'ont rien fait en Tunisie, ils veulent se rattraper en Libye. [...] Le lendemain [de la réunion ou s'est décidé le bombardement], Sarkozy a dit qu'il voulait aller au Japon. Son gouvernement fait évacuer ses ressortissants, mais lui veut aller à Fukushima !"

Autrement dit, NS veut tous les projecteurs sur lui, les raisons importent peu. L'OTAN diluerait les louanges en cas de succès. Et pourquoi l'Italie est sur une situation opposée ? Parce qu'elle parie sur le maintien de Kadhafi...

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