02 novembre 2010

Venise 2010 + Berlu : "Mieux vaut être un pervers lubrique qui fait la sortie des écoles plutôt qu'être une tarlouze"

(oui bon, il l'a pas dit comme ça, mais je résume)

Comment vous raconter Venise sans être dans le stéréotype ? Sélection de photos pas cliché de la Sérénissime :

Un nouveau pont enjambe le Grand Canal ! Dénommé Pont de la Constitution, il relie la gare au Piazzale Roma, et a été (évidemment) l'objet de nombreuses critiques. Il est carrément prévu qu'on le double d'un télécabine !


Une vue du Grand Canal


La lagune et au fond, le palais des festivals et les filles du Lido


L'Hôpital, reconnaissable à sa forme d'hôpital, très conventionnelle.


Venise et sa fameuse tour penchée


Une vue (prise en cachette) de l'entrée de la Fondation Pinault au Palazzo Grassi. Comme l'entrée coûtait 20 €, on s'est dit que c'était du foutage de gueule et on a boycotté.


Une image de Venise que ne verront jamais les aoûtiens


La "passerelle-qui-ne-sert-à-rien", projet intéressant vu à la Biennale d'Architecture. La salle était volontairement enfumée pour donner l'impression d'arriver jusqu'aux nuages. On y monte et y descend, comme ça. Rien d'autre que la performance.


La technique d'accostage des Vaporetti

C'est tellement beau que ça mérite aussi une vidéo.

Je ne pouvais pas vous laisser sans un commentaire sur la dernière saillie de notre plus très fringant Cavaliere.

Ça sent de plus en plus la fin de règne comme l'explique si bien Nichi Vendola, président de la région des Pouilles, et gay déclaré (ci-dessous, en italien).

Mais à part cela, rien de nouveau. Le Président du Conseil n'en finit plus de piétiner la dignité que devrait inspirer sa fonction. Il est détesté par une partie de l'opinion, adorée par une autre, et toléré par la majorité qui le voit encore comme un rempart contre la menace communiste, sinon comme martyr de la justice et des médias. Se poser en victime a été une des clés de son succès. A chaque argument il en répond par un autre, renforçant chaque fois un peu plus son image de persécuté.

Cette recette est d'autant plus terrifiante qu'elle est bien plus reproductible et exportable que l'on croit. Il faut de l'argent bien sûr, quelques amis fidèles et cyniques, et une position dominante dans certains médias. Mais attention, il serait illusoire de croire qu'il en faut beaucoup. Quelques télés suffisent, c'est là que ça se joue. La presse on s'en fout, l'opinion ne se fait pas dans les quotidiens.

Dernier conseil : il est préférable d'être propriétaire du média, mais on peut en laisser la direction à ses parents ou amis. Sinon, on fait cambrioler les appartements des journalistes qui gênent, mais bon : dans pareil cas, on ne serait plus en démocratie.


2 commentaires:

  1. Le petit nerveux qu'on a en France n'est pas beaucoup mieux.

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  2. Christophe14:30

    Quel truant, mais quel veinard aussi quand on y pense quand même...

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