12 novembre 2010

Berlusconi, c'est jamais Fini.


Les heures du gouvernement Berlusconi sont comptées. Oui, pour ceux qui suivent, ça fait longtemps qu'on dit ça, mais là c'est pour de vrai. Du solide. Les quatre ministres finiens du gouvernement ont annoncé qu'ils démissionneraient lundi prochain.

A-t-on jamais vu un ministre manquer à sa parole ? En France, peut-être... Mais ici, c'est impossible, la classe politique est trop intègre. Ne dit-on pas "incorruptible comme un ministre italien" ? Ah ben non, on le dit pas.


La suite ? Silvio va à son tour présenter sa démission à Napolitano, qui va lui dire "t'es sûr que t'as pas de majorité ? Ok, je dissous, et on organise des élections anticipées." Et ce sera parti pour trois mois de campagnes, de tractations, de coalitions et de trahisons, avec le centre-gauche, le centre-droit, et le centre-centre.


Oui parce que je sais pas si vous savez, mais ici, la gauche et la droite, ça n'existe pas. On parle de centre-gauche et de centre-droit. Ça sonne tellement mieux ! On ne compte plus les fois où le gouvernement et Silvio lui-même ont fait preuve de modération et de retenue. Passons.

Cette période de campagne électorale va être du pain béni pour les journalistes politiques, les correspondants permanents, et - je l'avoue - pour moi-même. Ceux qui ne supportent pas mes éditos à deux balles vont être dégoûtés à jamais de ce blog.


Cette crise est-elle pour autant le chant du cygne de Monsieur B. ? Là je dis : rien n'est moins sûr. C'est mal connaître le personnage. Car non seulement, Silvio Berlusconi, 74 ans, peut se représenter en tête de liste, mais en plus il est capable d'être réélu à cette fonction ! A noter, Mamma Berlusconi est décédée il y a deux ans à l'âge de 97 ans. Il pourrait y en avoir pour plus longtemps que prévu.


Au fait, les plus gays d'entre vous se demanderont "Mais qui est ce beau gosse en ouverture de ce billet sur Berlusconi ?" C'est son fils.

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