25 juillet 2010

Raconte tes vacances 2010 (acte I)

De retour à Florence depuis lundi et pour encore une semaine, le temps de faire quelques machines et acheter quelques palettes de bracelets anti-moustiques, je ne peux m'empêcher de vous faire partager quelques photos de nos dix jours à Palerme et en Sardaigne.



D'abord Palerme. Palerme est une ville qu'elle est jolie. Et qui a de l'histoire et de la culture en abondance.

Autant la Palerme arabo-normande...

Que la Palerme baroque.

Je ne vous assomme pas de photos de vacances, elles sont toutes ici. A noter une fouille de la brigade des stups dès notre arrivée à l'aéroport de Palerme. Je n'ai pas osé dire aux douaniers que venir à Palerme avec de l'herbe ça serait comme aller à Munich avec sa bière.

Après Palerme, on est passé par Ustica...


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...avant de mettre le cap sur Arbatax, en Sardaigne. Durée de la traversée : 25 heures ! La nuit, nous avons donc fait des quarts. Officiellement de 11h à 1h et de 5h à 7h, mais on s'est pas couché avant le premier quart, ni après le dernier. On a dormi quatre heures, quoi. Ces photos ont été prises à 5h55 du matin.


 Enrico...


...et moi.

Parmi l'équipage, nous avons eu un Jean-Charles. Jean-Charles est né à Nice avant la guerre, il a été médecin à Marseille, et maintenant qu'il est à la retraite il en profite un peu. Jean-Charles n'est pas mondain. C'est pas le genre Yacht Club de France. Plutôt Amicale marseillaise de Pétanque Marius Escartefigue.

Jean-Charles aime la voile, le golf, l'opéra, et pêcher des oursins.
Jean-Charles n'aime pas les autres sports, les autres musiques, dépenser trop de sous avec le portable, dépenser trop de sous tout court, Internet, l'Église, le Coran, les femmes voilées, les arabes, les noirs, la mozzarella. Et son délicieux accent provençal ne parvenait pas à estomper tout-à-fait les raisonnements consternants qu'il affirmait avec la conviction qu'ont les vieux cons.

La justice n'étant pas de ce monde, ce brave coéquipier que je dépeins sévèrement s'est acoquiné d'une délicieuse compagne de quinze ans sa cadette, qui avait des airs de Dalida (ce qui n'est pas une insulte venant d'un gay), et qui fut d'une gentillesse remarquable, d'une bonne humeur communicative et d'une motivation sincère pour faire la vaisselle matin midi et soir.



Les oursins c'est bon. Dommage que ce soit "du cholestérol pur" selon mon médecin.

Tout se paie.
D'abord notre retour fut éprouvant autant que le séjour fut beau : 18h pour faire 475km. Ça fait 26km/h en moyenne, ce qui est normal si l'on ne prend que des ferrys des autocars et des taxis.

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De ce voyage je ne veux retenir que le troisième passager, une plante sarde qui rejoindra un pot de ma terrasse.

L'exemple de quelque chose à ne pas faire : ramener une plante vivante d'un endroit pour la replanter à des centaines de kilomètres. Et Parmentier alors ? Il a pas fait la même chose avec la patate ?

Mauvaise surprise à l'arrivée : ma voiture à la fourrière. Oh, elle était bien garée, là n'est pas le problème. La municipalité a juste décidé de refaire l'asphalte. On refait l'asphalte tous les combien à Florence ? Cinq ans ? Dix ans peut-être ? Et bien voilà, c'est tombé sur moi. On a donc mis des panneaux d'interdiction pendant mon absence, avant de consciencieusement enlever tous les véhicules en infraction... cinq jours avant le début des travaux. J'en suis quitte pour 200 €.



Bonus pour les italophones : un extrait de la comédie Johnny Stecchino (1991) de et avec Roberto Benigni, qui est le "Père Noël est une ordure" italien : un film mythique de la comédie populaire italienne. Dans cet extrait, le conducteur énumère les "plaies" de la Sicile. Attention, fort accent sicilien.

1 commentaire:

  1. Stan19:51

    J'ai pas compris ce que Jean-Charles faisait avec vous?

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