30 juillet 2010

Ce sera donc l'affaire Cottrez

C'est toujours amusant de voir comment la presse se positionne face à la naissance d'un fait-divers. C'est l'Observateur du Douaisis, quotidien régional de référence et estimé, qui a révélé l'affaire, dans un article hier en fin d'après-midi.

Flottement probable dans les rédactions : huit nouveaux-nés retrouvés dans un jardin, y'a de quoi gratter du papier pour les dix prochaines années. On se répartit les tâches : il faut suivre les conférences de presse de la gendarmerie et du procureur de la République, faire une enquête de proximité, suivre la mise en place du volet judiciaire, retracer l'historique des affaires précédentes, trouver des images d'archives, faire l'interview des avocats, des spécialistes, des psychiatriques... Et à la clé un bon téléfilm sur vos petits écrans en 2017.

En attendant, les hôtels d'Oisy-le-Verger, Aubigny-le-Bac et Douai doivent à l'heure qu'il est être remplis de journalistes. Pour faire des trucs comme ça :



Oui mais la première question c'est de savoir comment appeler l'affaire. Faire mieux que l'affaire des bébés congelés relève de l'impossible. (D'ailleurs, les rédactions l'ont peu à peu renommé affaire Courjault, dans la crainte qu'on finisse par déceler la pointe de cynisme - parisienne ? - dans la précédente dénomination.)

L'affaire des huit bébés ensevelis ? Trop long.
Le drame de Villers-au-Tertre ? Ça va plomber le prix de l'immobilier dans la région pendant dix ans.


 Comment tu vas le vendre ton pavillon Catherine Mamet maintenant ?

Le jardin de l'horreur ? Pas très original. En plus certains cadavres ont été retrouvés dans le garage.
Les limbes du Douaisis ? Ouh la ! Trop intello... 
L'infanch'ticide ? C'est pas mal ça, tiens. Pauvres ch'tis... On ne va pas les accabler. Déjà qu'ils sont "consanguins et chomeurs"...

Non, le mieux c'est encore de l'appeler par le patronyme de la mise en cause. En plus, il y a personne de connu qui s'appelle Cottrez, donc ça va*.

* : Oui parce que si la grosse dame s'appelait Madame Woerth, il aurait fallu trouver autre chose, parce que c'était déjà pris.

26 juillet 2010

Adieu Professeur Choron...


T'étais toujours prêt à déconner en se mettant un turban sur la tête. Tu vas nous manquer.

25 juillet 2010

Raconte tes vacances 2010 (acte I)

De retour à Florence depuis lundi et pour encore une semaine, le temps de faire quelques machines et acheter quelques palettes de bracelets anti-moustiques, je ne peux m'empêcher de vous faire partager quelques photos de nos dix jours à Palerme et en Sardaigne.



D'abord Palerme. Palerme est une ville qu'elle est jolie. Et qui a de l'histoire et de la culture en abondance.

Autant la Palerme arabo-normande...

Que la Palerme baroque.

Je ne vous assomme pas de photos de vacances, elles sont toutes ici. A noter une fouille de la brigade des stups dès notre arrivée à l'aéroport de Palerme. Je n'ai pas osé dire aux douaniers que venir à Palerme avec de l'herbe ça serait comme aller à Munich avec sa bière.

Après Palerme, on est passé par Ustica...


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...avant de mettre le cap sur Arbatax, en Sardaigne. Durée de la traversée : 25 heures ! La nuit, nous avons donc fait des quarts. Officiellement de 11h à 1h et de 5h à 7h, mais on s'est pas couché avant le premier quart, ni après le dernier. On a dormi quatre heures, quoi. Ces photos ont été prises à 5h55 du matin.


 Enrico...


...et moi.

Parmi l'équipage, nous avons eu un Jean-Charles. Jean-Charles est né à Nice avant la guerre, il a été médecin à Marseille, et maintenant qu'il est à la retraite il en profite un peu. Jean-Charles n'est pas mondain. C'est pas le genre Yacht Club de France. Plutôt Amicale marseillaise de Pétanque Marius Escartefigue.

Jean-Charles aime la voile, le golf, l'opéra, et pêcher des oursins.
Jean-Charles n'aime pas les autres sports, les autres musiques, dépenser trop de sous avec le portable, dépenser trop de sous tout court, Internet, l'Église, le Coran, les femmes voilées, les arabes, les noirs, la mozzarella. Et son délicieux accent provençal ne parvenait pas à estomper tout-à-fait les raisonnements consternants qu'il affirmait avec la conviction qu'ont les vieux cons.

La justice n'étant pas de ce monde, ce brave coéquipier que je dépeins sévèrement s'est acoquiné d'une délicieuse compagne de quinze ans sa cadette, qui avait des airs de Dalida (ce qui n'est pas une insulte venant d'un gay), et qui fut d'une gentillesse remarquable, d'une bonne humeur communicative et d'une motivation sincère pour faire la vaisselle matin midi et soir.



Les oursins c'est bon. Dommage que ce soit "du cholestérol pur" selon mon médecin.

Tout se paie.
D'abord notre retour fut éprouvant autant que le séjour fut beau : 18h pour faire 475km. Ça fait 26km/h en moyenne, ce qui est normal si l'on ne prend que des ferrys des autocars et des taxis.

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De ce voyage je ne veux retenir que le troisième passager, une plante sarde qui rejoindra un pot de ma terrasse.

L'exemple de quelque chose à ne pas faire : ramener une plante vivante d'un endroit pour la replanter à des centaines de kilomètres. Et Parmentier alors ? Il a pas fait la même chose avec la patate ?

Mauvaise surprise à l'arrivée : ma voiture à la fourrière. Oh, elle était bien garée, là n'est pas le problème. La municipalité a juste décidé de refaire l'asphalte. On refait l'asphalte tous les combien à Florence ? Cinq ans ? Dix ans peut-être ? Et bien voilà, c'est tombé sur moi. On a donc mis des panneaux d'interdiction pendant mon absence, avant de consciencieusement enlever tous les véhicules en infraction... cinq jours avant le début des travaux. J'en suis quitte pour 200 €.



Bonus pour les italophones : un extrait de la comédie Johnny Stecchino (1991) de et avec Roberto Benigni, qui est le "Père Noël est une ordure" italien : un film mythique de la comédie populaire italienne. Dans cet extrait, le conducteur énumère les "plaies" de la Sicile. Attention, fort accent sicilien.

21 juillet 2010

Un JPG trop LOL (une photo marrante, quoi)

Regardez, non mais regardez comme mon entreprise tentait déjà en 1999 de répondre aux besoins de ses clients, anticipant les avancées technologiques du XXIe siècle !


On appréciera la droiture toute germanique de la conductrice. 156 pièces de cet article ont été vendues au prix non dérisoire de 25 €, mais on estime que ce produit collector se vend dorénavant 500 € sous le manteau.

17 juillet 2010

Grille d'été : Où se trouve le point le plus haut de Paris ?

Ok, "c'est l'antenne de la Tour Eiffel à 325 m".

Gnagnagna.

Mais sinon ? Deux réponses : le point le plus haut accessible depuis la voirie est au niveau du 40 rue du Télégraphe, dans le 20e arrondissement, à 128,5 m. Mais sinon c'est bien dans le 18e, sur la butte Montmartre, à 130 m que se trouve le point culminant de Paris, précisément dans le cimetière du Calvaire, qui jouxte l'église St-Pierre-de-Montmartre.

Sympa ce cimetière. Bougainville (enfin son cœur) y est enterré. C'est le seul qui borde une église selon la tradition médiévale, avec l'église St Germain. Non, Pas St-Germain-des-prés, ni St-Germain-l'Auxerrois, mais St-Germain-de-Charonne. Il est également le plus petit des vingt cimetières parisiens. Enfin, vingt... En fait 14 seulement sont intra muros, et 6 extra muros.

12 juillet 2010

Grille d'été : Un Toréador qui prend garde à soi

Cette vidéo vous a peut-être échappé :



Pris de peur, le torero se barre de l'arène !

Oui, j'ai mis Toréador dans le titre, mais c'est torero le vrai nom.

Toréador est inapproprié, il sort de l'imagination de Meilhac et Halévy pour les besoins du livret de Carmen.


Ah ! Carmen. Amusant comme cet opéra est presque devenu ma propriété. Quand j'étais petit je connaissais les paroles par cœur. Si vous demandez à quelqu'un de ma famille, il vous dira sans doute "Carmen, c'est Benjamin". J'adorais cette œuvre. Et sans doute aussi l'image que cela donnait de moi : un gamin de dix ans qui écoute de l'Opéra et qui connaît Carmen par cœur... cela enorgueillissait mes parents, et faisait de moi un garçon assurément différent. C'est là qu'ils auraient pu comprendre que j'étais gay quand même.

Il n'empêche : j'aimais sincèrement, et j'aime toujours cet opéra. C'est la seule œuvre romantique que ma mère supporte. Ok, c'est vrai que Verdi ou Offenbach parfois, c'est un peu prévisible. Les tadaa à la fin de chaque mouvement, c'est lourd. Alors que Mozart n'a jamais sombré dans ces facilités. Mais le Bel Canto a aussi ses chefs d'œuvre. Comme cet extrait de la Traviata de Verdi :

07 juillet 2010

Berlusconi en voix off d'un clip promotionnel



Si avec ça, vous n'avez pas envie de boycotter l'Italie...

02 juillet 2010

Interruption momentanée

Je vous aurais bien raconté Solidays, mais franchement j'ai pas envie.
Surtout que je n'ai plus internet chez moi. Non, ce n'est pas un problème de FAI, juste mon ancien coloc qui a repris son modem. C'est con hein ?

De toute façon, le temps de ce week-end n'incite pas une activité webistique prolongée. Mon programme de fin de semaine sera donc constituée de baignades répétées sur les plages de Piombino, et s'achèvera sur une représentation du Don Giovanni de Mozart dans la mythique et mystique Abbaye de San Galgano.


Ces cons d'abbés avaient besoin d'argent. Ils ont donc judicieusement vendu le plomb de la toiture. L'érosion a fait le reste...

Un dernier mot : cet été, j'ai décidé que ce blog aurait lui aussi sa grille d'été, comme n'importe quel autre média qui respecte son public. Vous verrez donc prochainement quelques billets programmés qui seront publiés pendant mon absence...