12 juillet 2010

Grille d'été : Un Toréador qui prend garde à soi

Cette vidéo vous a peut-être échappé :



Pris de peur, le torero se barre de l'arène !

Oui, j'ai mis Toréador dans le titre, mais c'est torero le vrai nom.

Toréador est inapproprié, il sort de l'imagination de Meilhac et Halévy pour les besoins du livret de Carmen.


Ah ! Carmen. Amusant comme cet opéra est presque devenu ma propriété. Quand j'étais petit je connaissais les paroles par cœur. Si vous demandez à quelqu'un de ma famille, il vous dira sans doute "Carmen, c'est Benjamin". J'adorais cette œuvre. Et sans doute aussi l'image que cela donnait de moi : un gamin de dix ans qui écoute de l'Opéra et qui connaît Carmen par cœur... cela enorgueillissait mes parents, et faisait de moi un garçon assurément différent. C'est là qu'ils auraient pu comprendre que j'étais gay quand même.

Il n'empêche : j'aimais sincèrement, et j'aime toujours cet opéra. C'est la seule œuvre romantique que ma mère supporte. Ok, c'est vrai que Verdi ou Offenbach parfois, c'est un peu prévisible. Les tadaa à la fin de chaque mouvement, c'est lourd. Alors que Mozart n'a jamais sombré dans ces facilités. Mais le Bel Canto a aussi ses chefs d'œuvre. Comme cet extrait de la Traviata de Verdi :

1 commentaire:

  1. Roooo... Moi aussi, je suis une enfant de Carmen; je connais aussi toutes les paroles et j'ai aussi decouvert ça vers l'âge de 10 ans!
    Ma grand-mère avait le cd (ou la k7, je me souviens plus très bien...) et j'ecoutais ça en boucle.
    Que de souvenirs!
    Allez la prochaine fois que ça passe a Paris, on de dit qu'on va le voir ensemble?

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