21 avril 2010

Des enchères particulières

Pas très envie de bloguer, moi ces derniers temps. Ça fait un mois que la terrasse est en travaux, et même si c'est presque fini et que j'ai pu libérer ma chambre, cela a affecté mon humeur. Je remercie Enrico de m'avoir supporté pendant cette période.

Mais les choses avancent, malgré les nuages volcaniques, les morts de présidents du CIO et les affirmations vaticanes PD = pédophiles. Je remets à demain ma procrastination en réalisant des choses très compliquées telles que prendre rendez-vous avec mon banquier, acheter un interrupteur, faire les comptes avec mes colocataires, appeler la mutuelle des motards, retrouver mon acte de baptême, et même répondre à ceux qui cherchent un studio à Paris (je prépare les visites pour le 1er mai : si vous voulez passer...). Toutes ses activités que je mène de front avec énergie me donnent l'impression d'être un super-héros.



Le week-end dernier, nouveauté : j'ai assisté pour la première fois à des enchères de vêtements de haute couture pour une œuvre de charité, enchères organisées par une gentille dame issue d'une grande famille florentine, voisine fort sympathique et généreuse d'un de mes collègues. Le gratin florentin était là, dans une ambiance que seuls les riches savent créer. Cons de pauvres.



Je conclus avec ce courriel reçu il y a peu :
jaimeré savoir si lannonce es toujour disponible
je vous envoi mon mail sé [...] ou
mon tel sé le [...] merci
Je veux bien ne pas faire de discriminations sur la gueule du locataire, sa nationalité, ou son activité, mais là faut pas déconner non plus.

13 avril 2010

C'est lundi, c'est vidéos

Ah ! Le Mélenchon. Il m'est de plus en plus sympathique. Je vous ai épargné mon avis sur sa sortie violente contre un journaliste il y a quelques jours. Pour mémoire, voici l'extrait :


Je vous propose désormais d'écouter sa justification auprès du Centre de Formation des Journalistes il y a 3 jours :


Ah qu'il est bon ! Déjà, je me souviens qu'à un journaliste qui lui posait une question sur Ségolène Royal (à l'époque où il était encore au PS), il avait répondu "Ah ça va, hein ? Chacun sa croix !".

06 avril 2010

Le voglio bene

Quelle journée pourrie. Les lendemains de fête devraient être fériés, vraiment. Il m'est arrivé que des bricoles. Je suis arrivé en retard au boulot. J'ai oublié ma sacoche. J'ai même dû écrire des mails à des fournisseurs. Si j'étais Bénabar, j'aurais eu de quoi faire tout un album.

L'important, c'est que le déjeuner de dimanche se soit bien passé. Lino et Leda ont été très chaleureux, on a très bien mangé, et surtout personne n'a fait d'allusion à mon statut - étais-je un compagnon ? ou un ami ? Ne pas aborder le coming-out d'Enrico était de toute façon l'hypothèse la plus probable.


Je n'avais pas prévu de faire ding ding avec le couteau sur le verre. Ça ne marche que dans les films danois. Pas de roulage de pelle ostentatoire non plus devant le restaurant. Je me suis contenté, tout au long du déjeuner, de guetter une amorce de conversation qui-aurait-pu-faire-que-mais-non : l'occasion ne m'a pas été donnée de parler de Ricky Martin. Tu reprends un peu de poisson ?

Arrivent les cafés. Les digestifs. "Finalement, rien n'a changé" doit se dire Leda. C'est Benjamin, le même que celui du déjeuner du 15 août, il y a deux ans, où je n'étais encore qu'un ami de son fils.

Et puis on rentre. Dehors il pleut, on ne s'attarde pas, on se salue.
Je ne voulais pas endosser jusqu'au bout le rôle du gentil camarade d'Enrico. Il m'importait de ne pas lui laisser l'impression que ça lui passera, ou que c'est sa vie privée, ou bien que ce n'est pas vrai, ou tout autre prétexte que les parents trouvent pour éviter le dialogue et nier. Je voulais montrer à Leda que ce n'est pas en fermant les yeux (même très fort) qu'on fait disparaître les problèmes. (Pour Lino je m'aventure pas)

Je n'ai trouvé qu'un banal "le voglio bene", que je lui ai chuchoté en l'embrassant. Une discrète marque d'affection, le signe d'ouverture et de paix d'un gendre attendri. Y-a-t-elle vu également ma volonté de ne pas feindre indéfiniment ?

02 avril 2010

Parking Fail

Parking à deux pas de mon bureau, à Pontassieve. Un grand bravo à celui qui a pensé à faire cohabiter un passage piéton PILE devant l'entrée.