04 mars 2010

Grosse bourde du parti de Berlusconi aux régionales

Les régionales 2010, c'est aussi en Italie, le 28 mars prochain.
Mais l'événement majeur de cette campagne est peut-être arrivé le week-end dernier. On ne le sait que maintenant, c'est tout chaud, et les quotidiens nationaux français n'en parlent pas encore. Attention, exclusivité !

Le dépôt des listes devait clore samedi à midi. Et le mec qui devait enregistrer les listes du PDL de Berlusconi pour le Lazio, un certain Alfredo Milioni, est arrivé un peu en retard... avec un dossier incomplet. Le dépôt de la liste lui a été refusé. Que fait-on dans ce cas ? On dépose un recours bien sûr, auprès de la cour d'appel de Rome. Elle a rendu son jugement lundi dernier : recours rejeté.

Le collègue lombard d'Alfredo, lui, est arrivé à l'heure. Mais après vérification, il manquait des signatures pour la tête de liste, Roberto Formigoni. Sa liste pourra se présenter, mais pas lui, si j'ai bien compris.

Ici, c'est en train de tourner au drame. C'est vrai qu'il y a de quoi. Imaginez que l'UMP ne puisse pas se présenter en Ile-de-France, et qu'en plus Françoise Grossetête, cerise sur le gâteau, soit inéligible. Les parisiens et lyonnais ne s'en remettraient pas...

Aux dernières nouvelles, les dirigeants du PDL tenteraient leur chance au tribunal administratif régional, mais ce dernier ne serait peut-être pas compétent. La Stampa parle d'une petite loi sur mesure. Les militants menacent de descendre dans la rue. Les romains sont plutôt en colère, puisque le président sortant PD (centre gauche) de la région, Piero Marazzo, a été contraint à la démission par un scandale impliquant sexe et drogue, nous rappelle Le Point. La région était donnée gagnante par la droite.

A côté, Marie-Luce Penchard, est une ministre consciencieuse et impartiale. (Tiens ! Elle semble déjà préparer sa sortie.)

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