13 décembre 2009

Une reprise "comme au bon vieux temps"

Comme c'est amusant de collectionner les reprises yéyés des tubes américains et britanniques. C'était le bon temps : il suffisait de coller des paroles en français sur une mélodie anglo-saxonne, et le public achetait les yeux fermés Les portes du pénitencier de Johnny (Ah Johnny ! Tu nous manques déjà. Ah bon, il est pas mort ?) ou Copacabana de Line Renaud.

Il faut dire qu'à l'époque, éditer un 45 tours ne coûtait rien, et les droits des interprètes suffisaient à rendre l'aventure rentable (et Eddie Barclay récupérait le reste). Aujourd'hui, à l'exception notable de Dave, plus personne ne traduit des hits étrangers en France. En Italie non plus, jusqu'à ces derniers jours.



Oui, vous avez bien entendu, c'est une version italienne de "Creep", de Radiohead. Non seulement, la version de Vasco Rossi n'apporte rien (mêmes riffs de guitare, même orchestration), mais en plus les paroles n'ont rien à voir ! On est loin de Marie Jeanne de Joe Dassin, reprise brillante de Bobbie Gentry :



Aux fans outrés du groupe britannique, Vasco répond sans blaguer sur son site que
"la musique est un art et les musiciens peuvent s'aimer ou se détester mais ce ne sont pas des équipes de foot que l'on soutient. La vérité est que les artistes sont, heureusement, libres de faire ce qu'ils veulent avec leur art. Rien ni personne ne pourra les arrêter. Même le pouvoir n'y arrive pas, alors encore moins l'intolérance ou l'intégrisme infantile de quelque "Creep" sur la toile."
Des paroles profondes sur lesquelles je vous laisse méditer.

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