09 décembre 2009

Le 8 décembre, vous l'ignorez, mais c'est le jour de l'immatriculée conception. Et la première carte grise de la vierge Marie, ça se fête. Pas gênés, on est allé Enrico et moi dans les Pouilles, à Lecce avec un couple d'amis : Giuseppe et Erika. En voiture, sien sûr.

Erika n'est maintenant plus un pétrolier dans mon cerveau.

Les Pouilles, c'est où ?

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Certains disent que c'est une péninsule dans la péninsule. C'est surtout sacrément loin. 850 kilomètres de Florence. Et c'est sacrément au sud. Rendez vous compte que pour eux, Naples c'est déjà le nord. Je sais pas vous mais moi ça me fait flipper.

En plus d'être au sud, Lecce est à l'est. Et du coup, en décembre, le soleil se couche tôt.

J'en veux pour preuve ce cliché pris à 16h50.

Les Pouilles sont donc une région qui a l'allure de bout du monde*. Pour un week-end de quatre jours, 850 km, ça fait beaucoup de route.

Heureusement, quand on la fait dans une petite ypsilon à quatre plus un chien et un chat qui a pissé deux fois, les dix heures passent super vite.


Et puis, les couchers de soleil sur les stations d'essence n'ont rien à envier à ceux sur la mer.



Lecce, est-ce que c'est beau ? J'ai beau avoir une certaine aversion pour le baroque, je n'ai pu que m'incliner devant l'élégance de la ville.


Certains diront "c'est un peu surchargé". Mais non !


Comme toute la ville est baroque, ça passe. Et si c'est un peu too much, on s'arrête avant la fin.


Ah ! Le légendaire sens du travail accompli des italiens du sud ! C'est encore vrai de nos jours. Prenez cette photo par exemple :


Quand on voit ces lignes de contact dans le ciel, on imagine déjà un trolleybus nous apportant au centre-ville. Et bien non ! Le réseau construit il y a deux ans est inutilisable. Un coup de la mafia locale, portant le délicieux nom de Sacra Corona Unita. Folklorique.

Abstraction faite de ces petits arrangements entre BTP et élus locaux, les Pouilles sont une belle région. Et puis c'est amusant de visiter une cité balnéaire comme Otrante et en décembre. Vous qui vous demandiez ce que devenaient les charmantes boutiques so trendy de la riviera apulienne en hiver, vous savez désormais qu'elles troquent les maillots de bain contre des gants et des écharpes.


Par ailleurs, contrairement à ce que je pensais, les palmiers ne sont pas démontés et rangés dans des hangars pendant la basse saison.


Mon seul regret est d'avoir raté les trullis, ces étranges habitations typiques du nord des Pouilles.

je n'ai pas pris cette photo, par exemple.

Le seul habitat original que j'ai vu, c'est celui-ci :

Photo prise pas loin du centre-ville.

Voilà voilà. Bon, info pratique, je reviens à Paris du 23 décembre au 3 janvier. Pour une fois que je reste un peu de temps, je serais content de vous voir. Oui, toi lecteur !

Un cimetière des Pouilles. Mortel.

* : On n'appelle pas les habitants des Pouilles les pouilleux, mais les apuliens. Facile à retenir : après les pouilles, a pu rien. J'ai un peu honte de mon calembour, mais comme c'est sur un blog, ça va.

2 commentaires:

  1. Anonyme01:21

    Brrr, vous semblez vous geler les pouilles.
    Z'avez même pas croisé un voleur de chien et/ou de chat ?

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  2. Anonyme14:10

    Vous avez une bonne pouille avec vos écharpes !
    (je vais rester anonyme, c'est mieux)

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