30 décembre 2009

Choses vues et entendues

L'amour en québécois, ça peut finir par un "oh oui, claque-moi le fond !" (entendu à Noël, comme quoi ça peut parfois finir trash un Noël en famille.)

Sinon, ben la musique électronique, c'est vraiment un truc de glandeurs et pis c'est tout. La preuve :


Bien à vous,
Bon réveillon.

16 décembre 2009

Compte rendu de navigation

En ce dernier mois de la décennie, je me suis promis de mettre à jour plus régulièrement ce blog, même si c'est pour écrire des cazzate*. Je compte bien écrire des messages plus courts, mais plus fréquemment. Mettre plus de liens. J'aimerais que dès que je lis un truc intéressant (ou pas) j'aie le réflexe de le publier. C'est une résolution pour 2010 que je prends avec un peu d'avance. Ça risque de perdre en qualité, mais on s'en fout, non ? Ça vous va ?

Donc. Aujourd'hui j'ai vu ça, qui m'a bien bluffé :

en savoir plus ici

Et puis sur la page d'accueil du Monde.fr, j'ai lu "Le droit d'auteur et l'UMP, une histoire compliquée", et le titre m'a bien fait marrer.

On a le droit à un beau duel polémique cette semaine entre Nadine Morano et Rachida Dati. J'ai beau trouver en Nadine Morano une sacrée tête à claques, c'est quand même l'exaspérante Dati qui gagne la palme du cynisme et de l'arrivisme. Pas la peine de publier l'enregistrement sonore, vous l'avez tous entendu. Voici plutôt les réactions assez indulgentes de MM. Mélenchon, Bennahmias et Abad.

Je suis sûr qu'il y a des fans d'œufs parmi mes lecteurs. Aussi je leur conseille cette formidable histoire d'œufs, proposé par le Monde.fr

* conneries. Bien évidemment cette promesse n'est pas contraignante et je me réserve le droit de modifier les termes de la politique éditoriale sans préavis. Un blog, c'est comme un contrat, il faut lire jusqu'au bout, même les petites lignes.

13 décembre 2009

Une reprise "comme au bon vieux temps"

Comme c'est amusant de collectionner les reprises yéyés des tubes américains et britanniques. C'était le bon temps : il suffisait de coller des paroles en français sur une mélodie anglo-saxonne, et le public achetait les yeux fermés Les portes du pénitencier de Johnny (Ah Johnny ! Tu nous manques déjà. Ah bon, il est pas mort ?) ou Copacabana de Line Renaud.

Il faut dire qu'à l'époque, éditer un 45 tours ne coûtait rien, et les droits des interprètes suffisaient à rendre l'aventure rentable (et Eddie Barclay récupérait le reste). Aujourd'hui, à l'exception notable de Dave, plus personne ne traduit des hits étrangers en France. En Italie non plus, jusqu'à ces derniers jours.



Oui, vous avez bien entendu, c'est une version italienne de "Creep", de Radiohead. Non seulement, la version de Vasco Rossi n'apporte rien (mêmes riffs de guitare, même orchestration), mais en plus les paroles n'ont rien à voir ! On est loin de Marie Jeanne de Joe Dassin, reprise brillante de Bobbie Gentry :



Aux fans outrés du groupe britannique, Vasco répond sans blaguer sur son site que
"la musique est un art et les musiciens peuvent s'aimer ou se détester mais ce ne sont pas des équipes de foot que l'on soutient. La vérité est que les artistes sont, heureusement, libres de faire ce qu'ils veulent avec leur art. Rien ni personne ne pourra les arrêter. Même le pouvoir n'y arrive pas, alors encore moins l'intolérance ou l'intégrisme infantile de quelque "Creep" sur la toile."
Des paroles profondes sur lesquelles je vous laisse méditer.

09 décembre 2009

Le 8 décembre, vous l'ignorez, mais c'est le jour de l'immatriculée conception. Et la première carte grise de la vierge Marie, ça se fête. Pas gênés, on est allé Enrico et moi dans les Pouilles, à Lecce avec un couple d'amis : Giuseppe et Erika. En voiture, sien sûr.

Erika n'est maintenant plus un pétrolier dans mon cerveau.

Les Pouilles, c'est où ?

Agrandir le plan

Certains disent que c'est une péninsule dans la péninsule. C'est surtout sacrément loin. 850 kilomètres de Florence. Et c'est sacrément au sud. Rendez vous compte que pour eux, Naples c'est déjà le nord. Je sais pas vous mais moi ça me fait flipper.

En plus d'être au sud, Lecce est à l'est. Et du coup, en décembre, le soleil se couche tôt.

J'en veux pour preuve ce cliché pris à 16h50.

Les Pouilles sont donc une région qui a l'allure de bout du monde*. Pour un week-end de quatre jours, 850 km, ça fait beaucoup de route.

Heureusement, quand on la fait dans une petite ypsilon à quatre plus un chien et un chat qui a pissé deux fois, les dix heures passent super vite.


Et puis, les couchers de soleil sur les stations d'essence n'ont rien à envier à ceux sur la mer.



Lecce, est-ce que c'est beau ? J'ai beau avoir une certaine aversion pour le baroque, je n'ai pu que m'incliner devant l'élégance de la ville.


Certains diront "c'est un peu surchargé". Mais non !


Comme toute la ville est baroque, ça passe. Et si c'est un peu too much, on s'arrête avant la fin.


Ah ! Le légendaire sens du travail accompli des italiens du sud ! C'est encore vrai de nos jours. Prenez cette photo par exemple :


Quand on voit ces lignes de contact dans le ciel, on imagine déjà un trolleybus nous apportant au centre-ville. Et bien non ! Le réseau construit il y a deux ans est inutilisable. Un coup de la mafia locale, portant le délicieux nom de Sacra Corona Unita. Folklorique.

Abstraction faite de ces petits arrangements entre BTP et élus locaux, les Pouilles sont une belle région. Et puis c'est amusant de visiter une cité balnéaire comme Otrante et en décembre. Vous qui vous demandiez ce que devenaient les charmantes boutiques so trendy de la riviera apulienne en hiver, vous savez désormais qu'elles troquent les maillots de bain contre des gants et des écharpes.


Par ailleurs, contrairement à ce que je pensais, les palmiers ne sont pas démontés et rangés dans des hangars pendant la basse saison.


Mon seul regret est d'avoir raté les trullis, ces étranges habitations typiques du nord des Pouilles.

je n'ai pas pris cette photo, par exemple.

Le seul habitat original que j'ai vu, c'est celui-ci :

Photo prise pas loin du centre-ville.

Voilà voilà. Bon, info pratique, je reviens à Paris du 23 décembre au 3 janvier. Pour une fois que je reste un peu de temps, je serais content de vous voir. Oui, toi lecteur !

Un cimetière des Pouilles. Mortel.

* : On n'appelle pas les habitants des Pouilles les pouilleux, mais les apuliens. Facile à retenir : après les pouilles, a pu rien. J'ai un peu honte de mon calembour, mais comme c'est sur un blog, ça va.

03 décembre 2009

Combat entre la gravité et la cuisine équipée

En attendant un billet plus écrit, je vous propose cette vidéo, que j'accompagne d'une question : "Est-ce de l'art ?"