16 novembre 2009

Quel dimanche !

...vous aurais-je écrit sur mon Facebook si j'en avais un (et si j'étais con).

Déjà, je me suis acheté une guitare. Dix ans que j'en voulais une. Oh, pas pour jouer, non. Juste pour faire cool. Parce que j'suis un trentenaire trop cool.

Aujourd'hui, j'ai quand même un peu essayé des trucs. D'abord je l'ai accordée. Et puis j'ai appris des trucs fous comme... la tenir par exemple. Et tenir le médiator aussi. J'ai même gratté les six cordes en même temps ! Par contre rien à faire, j'ai toujours envie de faire les accords avec la main droite et de gratter avec la gauche.


Je ne me fais pas d'illusions. Je n'ai jamais été patient avec l'apprentissage d'un instrument de musique. Pas grave, ce sera pour les invités. Ce sera une guitare de courtoisie. Comme ça au moins, si Éric Clapton vient sonner chez moi pour me parler de ses problèmes existentiels, je pourrais toujours lui dire : "Prends ma guitare et joue-donc. Ça te fera oublier tes états d'âme, Éric."

Je n'ai pas fait qu'acheter une guitare, ce dimanche. On est aussi allé chez Ikea avec Enrico. Et, effroyable banalité, on s'est engueulés. Ah ! Le petit couple homo qui s'engueule sur les meubles un dimanche de novembre dans la zone industrielle de Sesto Fiorentino. Beurk ! Plus cliché tu meurs. "Et je te dis qu'entre le mur et la fenêtre, il y a pas la place", "Et j'aime pas la couleur", "Mais arrête de dire non", "Puisque c'est comme ça, j'achète rien"... Ce genre de trucs, quoi.

J'exagère à peine.


Et pour la première fois de ma vie, j'ai quitté Ikea par la sortie sans achats... On se prend la tête sur les meubles alors qu'on habite même pas ensemble ; je ne veux même pas imaginer après. Enfin, au moins si on s'engueule en italien à l'Ikea de Plaisir, on aura déjà l'air moins cons.

Il faut dire que j'étais un peu tendu ces derniers jours. Mon père a subi aujourd'hui une opération sous AG pour le délivrer de sa sciatique (tout s'est bien passé), et comme un con, je ne suis pas rentré à Paris. C'était une opération plutôt bénigne, il n'y avait pas de quoi s'inquiéter, mais je me suis senti loin de mes proches, et ça m'a fait flipper. Et j'ai dû être un peu relou.

Du coup, plus jamais ça. La prochaine fois que quelqu'un se fait opérer dans la famille, je viens. Même pour une appendicite ou un ongle incarné.

Mais finissons sur une note plus gaie : Toni Musulin s'est rendu !

Une star est née, il faut bien l'admettre. Un convoyeur de fonds prépare son coup tout seul, vole onze millions d'euros sans un coup de feu, (à l'occasion, j'apprends comme vous avec stupéfaction qu'il ne risque que trois ans de prison) en abandonne neuf, se barre à Monte-Carlo, après quelques jours, se rend à la police et est "raccompagné par des policiers monégasques" à la frontière française. Je sais pas vous, mais moi ça m'a vraiment l'air du synopsis d'un polar français des années 70 avec Lino Ventura et Serge Reggiani.

PS : Je jure que je n'ai pas écrit ce billet sous ecsta :)

1 commentaire:

  1. Je me coupe les ongles demain soir, tu viens ?
    Non, c'est juste pour te faire revenir, tu as envie de choper une guitare ? Moi j'ai envie de te prendre dans mes bras !
    Quant à Ikea, il faudrait que l'on se le fasse à 4, ça pourrait être drôle, 2 engueulades en même temps.
    Bon, prends donc un facebook, et souhaite donc de bons voeux à phiphi.

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