08 juillet 2009

(bon, je suis mauvais en titres, foutez-moi la paix)

Lundi dernier, Enrico a enfin passé et réussi son examen sur l'histoire de l'architecture. On se rapproche du diplôme, plus que quatre UV à valider.

Ça fait depuis septembre qu'il le prépare. Et il se plaint ! Moi j'ai dû me taper des examens de gestion budgétaire (dont je ne me rappelle heureusement rien), et lui révise tranquillement la vie et l'oeuvre d'Otto Wagner et Adolf Loos, deux grands architectes autrichiens du XIXe, Hector Guimard, qu'on ne présente plus, et Auguste Perret, l'inconscient qui a osé reconstruire Le Havre, mais bon, faut pas le dire parce que ça a quand même été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.



Depuis lundi, mon chéri est donc sur un petit nuage, et m'incite à l'y rejoindre.
C'est ce que nous ferons le week-end prochain en allant à Trieste. Oui, je sais j'y suis déjà retourné il y a trois semaines, mais cette fois-ci il y aura Enrico, et je brûle d'envie de lui faire connaître la seule partie d'Italie que je connais mieux que lui.


Et maintenant, j'ai le plaisir de vous montrer quelques photos de Nihat, mon coloc turc qui est arrivé en mars dernier, et qui est parti lundi. Dommage, je n'aurai pas eu le temps de vous en parler. Entre autres traits de caractère, il était assez distrait et désorganisé je crois.

Enfin, plus que moi.


Ou à peu près pareil disons.



En partant, il a laissé deux jeans, un short, trois chemises, ses baskets, des draps, des dessins, des sculptures, et j'en passe. Je lui ai proposé de les lui expédier, mais pas de réponse à mon mail. Du coup je commence à me dire que j'ai bien fait de le prendre à la même taille que moi et bien sapé.

Mais bon. Il a surtout laissé sur une clé usb ses magnifiques photos, prises ces trois derniers mois :

la terrasse

une petite vieille

Anaïs

Enrico

Anaïs et moi


Nihat s'en est allé, mais Diego, son prédécesseur, sera également son successeur, et fait un come-back surprise dans l'appartement. Je troque un ottoman contre un romain. Ah ben voilà, ça aurait fait un bon titre ça.

03 juillet 2009

cinq court-métrages contre l'homophobie

Suis-je le seul à me souvenir des 3000 scénarios contre un virus ? Le concours organisé par le ministère de la santé, l'INPES et Canal+, qui a financé trente court-métrages sur le thème du sida, réalisés par Klapisch, Kassovitz, etc. Non ? Ça passait tard le soir, l'été 1997... J'étais à Paris, rue Violet, les parents n'étaient pas là, je matais la télé jusqu'à deux heures du mat' avant d'entamer des virées nocturnes/shooting photo dans Paris avec la Peugeot 104 que m'avait trouvée le gardien M. Sainson (oui, il y a aussi des trafics de mobs dans les immeubles chics du XVe arrondissement), et rentrait le matin avec les croissants que je mangeais sur la terrasse... Ah oui, et on jouait aussi à Worms sur le Performa 6200 avec mon frère et Boupi (qui ne s'appelait encore Fabrice à l'époque). M6 passait en boucle les clips du meilleur album de Noir Désir (666.667 Club). Il était bien cet été 1997. J'étais lycéen, j'étais jeune, j'étais fou...

Figurez-vous L'INPES à remis le couvert, avec cette fois-ci (crise oblige, seulement) cinq court-métrages contre l'homophobie. Pas de quoi casser trois pattes à un canard, mais celui-ci m'a plu.



Peut-être que vous aimerez pas... Mais bon j'aime bien la performance de l'actrice (Anaïs Lemoustier) dans ce monologue. Et puis ça parle d'homosexualité féminine, et c'est pas si fréquent. Les quatre autres sont visibles ici. Ils sont pas tous bon, mais Omar sort du lot.