29 avril 2009

"Tiens, est-ce que Benjamin a fait un billet pour son anniversaire ?"

Ah, vraiment, super ! Vous êtes vraiment TROP prévisibles. Ben non, y'aura rien sur mon blog aujourd'hui.
Je vous ai bien eus. Vous avez l'air malin maintenant.

Allez, pour le geste, je vais faire semblant. "Oh ! C'est gentil, vous y avez pensé !"

Trente ans. Bordel ! Il ne me reste plus beaucoup de temps pour acheter ma rolex.


Bon, alors, maintenant qu'elle est finie cette décade, quelles conclusions tirer ? C'était bien d'avoir vingt ans ? Et si c'était à refaire ?

A dire vrai, je changerais quand même quelques trucs...

J'ai de vieux souvenirs qui me rongent et je crois que le moment est venu de les confesser. Révélations :

- à l'âge de neuf ans, j'avoue avoir fait pipi de rire à l'entrée de ma tente lors d'un camping en classe de CE2. La prof de gym l'avait vu et je m'étais tapé l'affiche le lendemain devant tous mes camarades. Honte estimée : 8/10

- à l'âge de dix ans environ, mon frère m'a surpris en train de sauter sur mon lit en écoutant "Hit the road, Jack" de Ray Charles. Honte estimée : 7/10

- à l'âge de onze ans, alors que j'avais juré la veille à ma maman n'avoir aucun devoir à faire, un camarade de classe m'a demandé devant elle si j'avais bien fait la fiche de lecture pour aujourd'hui. J'ai fait mine de tomber des nues, et j'ai - bien sûr - été interrogé. Honte estimée : 7/10

- vers l'âge de treize ans, je me suis retrouvé en observation à cause d'un bout de verre dans l'oeil. J'avais voulu "réparer" un thermomètre dont le mercure était séparé en plusieurs morceaux à l'intérieur du conduit.
Honte estimée : 6/10

- à l'âge de seize ans, j'admets avoir dû faire un exposé sur l'artichaut en cours... d'histoire-géo. Ne me demandez pas pourquoi, le souvenir est tellement refoulé que je ne le sais plus moi-même.
Honte estimée : 7/10

Bon, de seize à vingt ans, je suis sorti avec des filles. Honte estimée : variable. De 0 à 10.

- à l'âge de dix-neuf ans, je reconnais m'être décoloré les cheveux.
Honte estimée : 5/10

- à l'âge de vingt ans, je me souviens avec embarras d'avoir explosé le rétro d'une caisse en stationnement. J'ai fait mine de laisser mon numéro sous l'oeil de clients d'une terrasse attenante. Honte estimée : 7/10

- à l'âge de vingt-trois ans, je confesse m'être oublié dans mon lit après une soirée vraiment trop arrosée à Trieste. La même année, j'ai été poursuivi par un automobiliste sur plusieurs kilomètres pour un refus de priorité (j'étais en scooter en plus). Le conducteur m'a traité de "morceau de merde". Ma passagère s'en souvient encore.
Honte estimée : 6/10

- à l'âge de vingt-cinq ans, j'ai consterné mon auditoire en essayant d'expliquer le concept d'"absence de température", concept sur lequel je travaille toujours.
Honte estimée : 8/10

- à l'âge de vingt-cinq ans, je reconnais avoir terminé une conversation avec un employeur par un "bisous bisous". La même année, j'ai pris mon patron pour le-mec-qui-s'occupe-des-ordis-dans-la-boîte le premier jour de mon stage.
Honte estimée : 9/10

- à l'âge de vingt-huit ans, enfin, je concède un piteux accident de vélo qui s'est déroulé sans voiture, sans piéton, sans témoin, et sans les mains.
Honte estimée : 6/10

La liste n'est bien évidemment pas exhaustive, mais pour une fois je prie mes aimables lecteurs de ne pas donner d'autres exemples dans les commentaires ! Je termine par Bénabar :

"J'ai besoin d'être seul, je marche face à l'océan
Pour faire le point au contact des éléments
Mais tout c'que j'en conclus - j'dois pas être un poète -
C'est qu'ça doit être chiant, très chiant d'être une mouette

Bon anniversaire petit trentenaire"


Un film sympa

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