30 décembre 2009

Choses vues et entendues

L'amour en québécois, ça peut finir par un "oh oui, claque-moi le fond !" (entendu à Noël, comme quoi ça peut parfois finir trash un Noël en famille.)

Sinon, ben la musique électronique, c'est vraiment un truc de glandeurs et pis c'est tout. La preuve :


Bien à vous,
Bon réveillon.

16 décembre 2009

Compte rendu de navigation

En ce dernier mois de la décennie, je me suis promis de mettre à jour plus régulièrement ce blog, même si c'est pour écrire des cazzate*. Je compte bien écrire des messages plus courts, mais plus fréquemment. Mettre plus de liens. J'aimerais que dès que je lis un truc intéressant (ou pas) j'aie le réflexe de le publier. C'est une résolution pour 2010 que je prends avec un peu d'avance. Ça risque de perdre en qualité, mais on s'en fout, non ? Ça vous va ?

Donc. Aujourd'hui j'ai vu ça, qui m'a bien bluffé :

en savoir plus ici

Et puis sur la page d'accueil du Monde.fr, j'ai lu "Le droit d'auteur et l'UMP, une histoire compliquée", et le titre m'a bien fait marrer.

On a le droit à un beau duel polémique cette semaine entre Nadine Morano et Rachida Dati. J'ai beau trouver en Nadine Morano une sacrée tête à claques, c'est quand même l'exaspérante Dati qui gagne la palme du cynisme et de l'arrivisme. Pas la peine de publier l'enregistrement sonore, vous l'avez tous entendu. Voici plutôt les réactions assez indulgentes de MM. Mélenchon, Bennahmias et Abad.

Je suis sûr qu'il y a des fans d'œufs parmi mes lecteurs. Aussi je leur conseille cette formidable histoire d'œufs, proposé par le Monde.fr

* conneries. Bien évidemment cette promesse n'est pas contraignante et je me réserve le droit de modifier les termes de la politique éditoriale sans préavis. Un blog, c'est comme un contrat, il faut lire jusqu'au bout, même les petites lignes.

13 décembre 2009

Une reprise "comme au bon vieux temps"

Comme c'est amusant de collectionner les reprises yéyés des tubes américains et britanniques. C'était le bon temps : il suffisait de coller des paroles en français sur une mélodie anglo-saxonne, et le public achetait les yeux fermés Les portes du pénitencier de Johnny (Ah Johnny ! Tu nous manques déjà. Ah bon, il est pas mort ?) ou Copacabana de Line Renaud.

Il faut dire qu'à l'époque, éditer un 45 tours ne coûtait rien, et les droits des interprètes suffisaient à rendre l'aventure rentable (et Eddie Barclay récupérait le reste). Aujourd'hui, à l'exception notable de Dave, plus personne ne traduit des hits étrangers en France. En Italie non plus, jusqu'à ces derniers jours.



Oui, vous avez bien entendu, c'est une version italienne de "Creep", de Radiohead. Non seulement, la version de Vasco Rossi n'apporte rien (mêmes riffs de guitare, même orchestration), mais en plus les paroles n'ont rien à voir ! On est loin de Marie Jeanne de Joe Dassin, reprise brillante de Bobbie Gentry :



Aux fans outrés du groupe britannique, Vasco répond sans blaguer sur son site que
"la musique est un art et les musiciens peuvent s'aimer ou se détester mais ce ne sont pas des équipes de foot que l'on soutient. La vérité est que les artistes sont, heureusement, libres de faire ce qu'ils veulent avec leur art. Rien ni personne ne pourra les arrêter. Même le pouvoir n'y arrive pas, alors encore moins l'intolérance ou l'intégrisme infantile de quelque "Creep" sur la toile."
Des paroles profondes sur lesquelles je vous laisse méditer.

09 décembre 2009

Le 8 décembre, vous l'ignorez, mais c'est le jour de l'immatriculée conception. Et la première carte grise de la vierge Marie, ça se fête. Pas gênés, on est allé Enrico et moi dans les Pouilles, à Lecce avec un couple d'amis : Giuseppe et Erika. En voiture, sien sûr.

Erika n'est maintenant plus un pétrolier dans mon cerveau.

Les Pouilles, c'est où ?

Agrandir le plan

Certains disent que c'est une péninsule dans la péninsule. C'est surtout sacrément loin. 850 kilomètres de Florence. Et c'est sacrément au sud. Rendez vous compte que pour eux, Naples c'est déjà le nord. Je sais pas vous mais moi ça me fait flipper.

En plus d'être au sud, Lecce est à l'est. Et du coup, en décembre, le soleil se couche tôt.

J'en veux pour preuve ce cliché pris à 16h50.

Les Pouilles sont donc une région qui a l'allure de bout du monde*. Pour un week-end de quatre jours, 850 km, ça fait beaucoup de route.

Heureusement, quand on la fait dans une petite ypsilon à quatre plus un chien et un chat qui a pissé deux fois, les dix heures passent super vite.


Et puis, les couchers de soleil sur les stations d'essence n'ont rien à envier à ceux sur la mer.



Lecce, est-ce que c'est beau ? J'ai beau avoir une certaine aversion pour le baroque, je n'ai pu que m'incliner devant l'élégance de la ville.


Certains diront "c'est un peu surchargé". Mais non !


Comme toute la ville est baroque, ça passe. Et si c'est un peu too much, on s'arrête avant la fin.


Ah ! Le légendaire sens du travail accompli des italiens du sud ! C'est encore vrai de nos jours. Prenez cette photo par exemple :


Quand on voit ces lignes de contact dans le ciel, on imagine déjà un trolleybus nous apportant au centre-ville. Et bien non ! Le réseau construit il y a deux ans est inutilisable. Un coup de la mafia locale, portant le délicieux nom de Sacra Corona Unita. Folklorique.

Abstraction faite de ces petits arrangements entre BTP et élus locaux, les Pouilles sont une belle région. Et puis c'est amusant de visiter une cité balnéaire comme Otrante et en décembre. Vous qui vous demandiez ce que devenaient les charmantes boutiques so trendy de la riviera apulienne en hiver, vous savez désormais qu'elles troquent les maillots de bain contre des gants et des écharpes.


Par ailleurs, contrairement à ce que je pensais, les palmiers ne sont pas démontés et rangés dans des hangars pendant la basse saison.


Mon seul regret est d'avoir raté les trullis, ces étranges habitations typiques du nord des Pouilles.

je n'ai pas pris cette photo, par exemple.

Le seul habitat original que j'ai vu, c'est celui-ci :

Photo prise pas loin du centre-ville.

Voilà voilà. Bon, info pratique, je reviens à Paris du 23 décembre au 3 janvier. Pour une fois que je reste un peu de temps, je serais content de vous voir. Oui, toi lecteur !

Un cimetière des Pouilles. Mortel.

* : On n'appelle pas les habitants des Pouilles les pouilleux, mais les apuliens. Facile à retenir : après les pouilles, a pu rien. J'ai un peu honte de mon calembour, mais comme c'est sur un blog, ça va.

03 décembre 2009

Combat entre la gravité et la cuisine équipée

En attendant un billet plus écrit, je vous propose cette vidéo, que j'accompagne d'une question : "Est-ce de l'art ?"

16 novembre 2009

Quel dimanche !

...vous aurais-je écrit sur mon Facebook si j'en avais un (et si j'étais con).

Déjà, je me suis acheté une guitare. Dix ans que j'en voulais une. Oh, pas pour jouer, non. Juste pour faire cool. Parce que j'suis un trentenaire trop cool.

Aujourd'hui, j'ai quand même un peu essayé des trucs. D'abord je l'ai accordée. Et puis j'ai appris des trucs fous comme... la tenir par exemple. Et tenir le médiator aussi. J'ai même gratté les six cordes en même temps ! Par contre rien à faire, j'ai toujours envie de faire les accords avec la main droite et de gratter avec la gauche.


Je ne me fais pas d'illusions. Je n'ai jamais été patient avec l'apprentissage d'un instrument de musique. Pas grave, ce sera pour les invités. Ce sera une guitare de courtoisie. Comme ça au moins, si Éric Clapton vient sonner chez moi pour me parler de ses problèmes existentiels, je pourrais toujours lui dire : "Prends ma guitare et joue-donc. Ça te fera oublier tes états d'âme, Éric."

Je n'ai pas fait qu'acheter une guitare, ce dimanche. On est aussi allé chez Ikea avec Enrico. Et, effroyable banalité, on s'est engueulés. Ah ! Le petit couple homo qui s'engueule sur les meubles un dimanche de novembre dans la zone industrielle de Sesto Fiorentino. Beurk ! Plus cliché tu meurs. "Et je te dis qu'entre le mur et la fenêtre, il y a pas la place", "Et j'aime pas la couleur", "Mais arrête de dire non", "Puisque c'est comme ça, j'achète rien"... Ce genre de trucs, quoi.

J'exagère à peine.


Et pour la première fois de ma vie, j'ai quitté Ikea par la sortie sans achats... On se prend la tête sur les meubles alors qu'on habite même pas ensemble ; je ne veux même pas imaginer après. Enfin, au moins si on s'engueule en italien à l'Ikea de Plaisir, on aura déjà l'air moins cons.

Il faut dire que j'étais un peu tendu ces derniers jours. Mon père a subi aujourd'hui une opération sous AG pour le délivrer de sa sciatique (tout s'est bien passé), et comme un con, je ne suis pas rentré à Paris. C'était une opération plutôt bénigne, il n'y avait pas de quoi s'inquiéter, mais je me suis senti loin de mes proches, et ça m'a fait flipper. Et j'ai dû être un peu relou.

Du coup, plus jamais ça. La prochaine fois que quelqu'un se fait opérer dans la famille, je viens. Même pour une appendicite ou un ongle incarné.

Mais finissons sur une note plus gaie : Toni Musulin s'est rendu !

Une star est née, il faut bien l'admettre. Un convoyeur de fonds prépare son coup tout seul, vole onze millions d'euros sans un coup de feu, (à l'occasion, j'apprends comme vous avec stupéfaction qu'il ne risque que trois ans de prison) en abandonne neuf, se barre à Monte-Carlo, après quelques jours, se rend à la police et est "raccompagné par des policiers monégasques" à la frontière française. Je sais pas vous, mais moi ça m'a vraiment l'air du synopsis d'un polar français des années 70 avec Lino Ventura et Serge Reggiani.

PS : Je jure que je n'ai pas écrit ce billet sous ecsta :)

12 novembre 2009

Bon ben ça marche

La preuve...

Des clémentines. Bon c'est pas très intéressant mais comme ça je teste le blog par mms.

05 novembre 2009

Ma binette partout

On va finir par me reconnaître dans la rue...


Cette merveilleuse lampe de poche pour casquette vous permettra d'avoir l'air con pour 6,90 € seulement...



...mais peut-être opterez-vous pour cet original porte photo d'identité à 7,90 €. Vous pouvez même mettre une photo de vous avec la lampe pour casquette. James Bond style.

20 octobre 2009

Une perle dans mon grenier virtuel

Il fait bon racler les fonds de dossiers, parfois. Hier, alors que je cherchais une vidéo à caractère sexuel des Simpson, je tombe sur ça :



C'est un (très) court-métrage réalisé par Florian, vers 2004. J'ai pas tout compris, mais c'est bien réalisé. Et les acteurs sont parfaits. Accessoirement, on reconnaît bien l'ancien appartement rue Violet.

08 octobre 2009

Un troisième billet politique en quinze jours ?

Attention, la photo n'a rien à voir avec ce qui va suivre, mais je la trouvais sympa.

Ce blog ne s'appelle pas "Comment va Silvio ?". Mais tout de même, je brule d'envie de vous rappeler que la cour constitutionnelle a invalidé la loi Alfano, qui prévoyait l'immunité pour les quatre plus hautes fonctions de l'État (Président de la République, Président du Conseil, Présidents des deux chambres). Pour approfondir, vous pouvez choisir votre quotidien de référence : Le Monde, Le Figaro, ou Libération. Mais le mieux est encore d'écouter le "2000 ans d'Histoire" d'hier, consacré au Cavaliere.

Je ne regrette pas d'être allé manifesté samedi dernier à Rome pour la liberté d'information...

Je suis au milieu, à gauche.

Il faut bien que je vous parle du Paris Football Gay. C'est quasiment incontournable !
"Cette polémique me fait bien marrer" comme dirait Mme Balkany. Comme je suis un peu masochiste, j'ai lu les commentaires sous l'article du figaro.fr. Certains sont affligeants : "Y en a marre de toutes ces équipes communautaristes !", "Les deux équipes sont dans le même sac", "Pourquoi l'appeler Paris Foot Gay ??? Paris Foot tout court ça n'irait pas ?"

Pourquoi ? Mais parce que c'est le monde du football est le dernier endroit où l'on peut se traiter de tafioles sans choquer personne. Parce qu'aucun footballeur n'a fait son coming-out. Curieux d'ailleurs, non ? Vous ne trouvez pas étonnant que dans aucun championnat national en Europe il n'y ait un seul homosexuel ? Il devrait bien y en avoir au moins un. Même s'il est en ligue 2. Même un défenseur du Dijon FCO par exemple.

Mais non. Tous hétéros. En Italie aussi, bien sûr. Marcello Lippi, actuel sélectionneur de la squadra azzurra, est formel : "Il n'y a pas d'homos dans le football".

Vous comprendrez que, vu comme ça, s'il me prenait l'envie de jouer au foot, j'irai certainement plus facilement au PFG qu'au club amateur du quartier. C'est du communautarisme ?

Quant au mail du Créteil Bébel, Elromanozo en donne une traduction savoureuse :
"Ben oui, vous comprenez, c’est pas qu’on a quoi que ce soit contre vous, les pédés, hein, vous faites ce que vous voulez, même si c’est dégueulasse et honteux… Oui l’homophobie est un crime, mais nous, on est religieux, alors on a le droit, parce que c’est notre culture et nos valeurs. Et vous ne voudriez pas nous empêcher de pratiquer notre culture selon nos valeurs, hein ? Parce que ça, ce serait du racisme !"
Il précise juste après :
"J’ai volontairement mis « religieux » et pas « musulmans » dans le texte ci-dessus, parce que ça n’a aucune importance."
J'ai tout de même de la compassion pour cette pauvre équipe qui a été vite dépassée par l'ampleur de la polémique. Y'a pas mort d'homme, juste de la bêtise, et ils ne méritaient pas un tel battage. Rien d'étonnant : si le concert médiatique français était juste et mesuré et hiérarchisé, ça se saurait.

02 octobre 2009

Berlusconi prix Nobel de la paix en 2010 ?

Vous ne rêvez pas, c'est bien ce que propose un obscur avocat de 36 ans sur un site internet.

Est-ce la nouvelle info sur Berlusconi qui va faire sensation les jours qui viennent ? Ça devrait buzzer, ce genre d'histoire. Ça fait du clic. Ça peut même faire un sujet sur le JT de M6. Nous serons fixés les jours qui viennent. Si c'est le cas, j'aurais bien de la peine pour les médias traditionnels, parce que franchement, c'est de la propagande de bas-étage.

Si vous jetez un coup d'œil sur silvioperilnobel.it, vous vous rendrez vite compte qu'il s'agit d'une initiative toute modeste. La liste des soutiens contient 16 noms (tous italiens) sur la version anglophone, 34 dans la version italienne, sous doute plus récemment mise à jour. La photo est issue d'une banque d'images, et c'est l'hymne italien vous accueille. On dirait le nouveau site de Ségolène Royal. Le site est disponible en italien, en anglais et en russe. La revue de presse est presque vide, il n'y a aucun dossier à télécharger.

Mais alors comment as-tu pu avoir eu connaissance de ce site, Benjamin ? me direz-vous.
Par ça :

Une chanson à la gloire du Leader ! On ne voit ça qu'en Corée du Nord, ou dans la Russie de Poutine. (ok, en France aussi, mais c'est pas pareil.)

Un extrait de cette chanson est passé sur blob, une sorte de zapping italien. Une chanteuse ringarde en manque de recyclage, une musique "originale", et hop : on obtient une vidéo de propagande. Puisque Silvio a les tuyaux, il ne va pas se gêner pour diffuser ce qu'il veut dedans. Ce n'est pas la première d'ailleurs, il y avait déjà eu meno male che Silvio c'è ("Heureusement qu'il y a Silvio"), hymne de la campagne du PDL pour les régionales et municipales de 2008.

Alors quoi, ça craint vraiment autant que ça, l'Italie ? Est-ce encore une démocratie ? Malgré mon intérêt pour la chose politique, je n'ai hélas jamais trouvé le temps de faire un petit récapitulatif sur la question. (Et puis, je me connais, je commencerais par un truc, puis un autre, et de digressions en parabases, je me mettrais à vous parler de toute autre chose.)

En fait, c'est surtout parce que je n'ai pas trouvé toutes les réponses aux questions que je me pose. Comment les italiens réussissent à supporter l'humiliation quotidienne que leur font subir leurs représentants ? Qui a voté pour lui si tout le monde en dit du mal ? Comment réussit-il à maintenir une armée de sbires (parlementaires, avocats, directeurs de rédaction) à ses ordres ?

Le pire, c'est que ma position de résident, que je croyais privilégiée pour observer et comprendre comment on a pu en arriver là, ne m'a pas plus aidé que ça. Aussi, quand j'apprends que Berlusconi a récidivé en parlant d'un Obama bronzé, je n'ai pas plus d'éléments d'explication que vous, sinon que plus c'est gros, plus ça passe. Si le Cavaliere dit qu'Obama est bronzé une fois, c'est une gaffe. S'il le dit deux fois, ça devient une blague. Et si un comité se monte pour le proposer au Nobel de la paix, c'est l'idéal.

Pour en savoir plus, vous pouvez toujours visionner ce reportage (en anglais).


Oui je sais, ça fait beaucoup de vidéos, mais c'est une bonne chronique de Stéphane Guillon donc je suis excusé.


Vous avez été très nombreux (plus de deux dizaines !) à participer à mon sondage tout pourri. Merci, je file chez Enrico un rasoir à la main.

24 septembre 2009

Le dernier mozinor


(Je publie tellement ces derniers temps que vous avez sans doute du mal à suivre. Désolé.)

23 septembre 2009

Est-ce que je travaille pour Berlusconi ?

Dmail srl est devenue le premier janvier 2008 Dmedia Commerca SpA, détenue à 100% par Dmail Group SpA comme chacun sait.

Profitant d'une soirée de glandouille sur internet, j'ai voulu savoir si par hasard, je bossais pas pour Berlusconi.

L'actionnariat de Dmail Group se trouve facilement sur la toile.

Ouh le joli graphique

De Percassi Investimenti (9,12%), je sais seulement que sa participation dans Dmail Group date de l'année dernière. Antonio Percassi qu'on retrouve chez Smeraldo Srl (8,16%) est un ancien joueur de football qui semble avoir fait quelques affaires dans l'immobilier.

Le cas de Cairo Communication (10%) est plus parlant. Urbano Cairo en est l'actionnaire à 72%. Accessoirement, il est aussi président du Torino Football club. C'est un fidèle du Cavaliere, il a été son assistant à Fininvest et administrateur délégué de Mondadori, premier éditeur de presse en Italie... et troisième en France.

Norfin SpA (8,58%) appartient au groupe industriel De Nora, qui vend des composants électriques. Une sorte de Cogip, quoi.


Niteroi Srl (10%) est introuvable sur le net. Dommage, car son président, Adrio De Carolis, 42 ans, est aussi le big boss de Dmail Group. Il a eu son heure de gloire en faisant (paraît-il) la couverture du magazine Fortune en février 1999. Jusqu'à preuve du contraire, aucun lien avec Patrick.

Enfin, Gianluigi Viganò, et les 11,47% de sa Banfort Lda sont tout aussi mystérieux. Banfort Consultadoria e Serviços Lda est une boîte de conseil et services portugaise enregistrée à dans une zone franche à Madère. Il a 49 ans, et a fait sa carrière dans l'autre branche de Dmail Group, celle de la presse régionale. En tant qu'éditeur, il a participé à la publication d'un livre, pompeusement titré "le livre du siècle", retraçant les 100 ans de l'Inter de Milan. Je trouve aussi sur lui une décision du tribunal de Milan annulant son licenciement de Banca Intesa. Un homonyme ? Rien en tout cas qui pourrait le relier au Cavaliere.


La bonne nouvelle, c'est donc que je ne travaille pas pour Berlusconi. A part les 10% de Cairo Communication, rien de croustillant.

La mauvaise nouvelle, c'est que j'ai perdu une soirée à consulter des rapports financiers...

Muse s'amuse

Regardez cette vidéo de Muse lors d'une émission italienne dimanche dernier.



Vous y voyez quelque chose d'étrange ?
Guitares électriques sans fil, clavier sans fil, mais surtout guitariste et batteur inversés !

Sommé d'effectuer leur prestation en playback, ils ont décidé, quitte à faire semblant, d'échanger leurs rôles.

Pour en savoir plus, vous pouvez toujours aller voir l'article de 20 minutes (version helvète).

15 septembre 2009

Une grande première

Nous sommes quatre à converser joyeusement dans la cuisine. Je m'approche de la fenêtre pour me fumer une clope. Il est 22h05.

ding... ding... ding...

"Tiens, d'où vient ce bruit très léger à la fréquence régulière ?" me dis-je dans un français soutenu (oui, je pense mieux le français que je ne le parle). On aurait dit le bruit de verres s'entrechoquant légèrement.

Je retourne à la cuisine, d'où je crois identifier la source du tintement.

Mais Enrico a été plus rapide :

- Oh, mais ça les amis, ca ressemble à un séisme. J'ai senti ma chaise trembler !
- Moi aussi ! Regardez la lampe du plafond ! ajouta un hôte.


Et là, miracle : malgré les soixante watts de l'ampoule qui m'aveuglaient quelque peu, je constatai une oscillation millimétrique du lustre Ikea. Quelques secondes. Puis, plus rien.

C'était presque imperceptible, de l'ordre du mirage, mais c'est un fait : j'ai ressenti mon premier séisme ! Quelques minutes plus tard, les sismographes en ligne confirmaient l'intuition d'Enrico.



Ca a l'air impressionant comme ça, mais en fait ça vaut pas plus de 4,2 chez Richter. C'est à dire comparable à des vibrations du métro dans une salle de cinéma, voire à l'aspirateur de votre voisin du dessus.

04 septembre 2009

Encore quelques photos, en attendant le texte

Rien à faire, ce n'est pas encore cette semaine que vous saurez "comment va Benjamin". Vincent, un pote rencontré à Trieste en 2002 est venu me voir cette semaine, et je n'ai pas le temps de vous raconter la soirée d'hier, par exemple, ou nous avons vu un très bon concert dans un jardin caché dans les hauteurs de Florence :





Ils s'appellent Mala Hierba, le pianiste s'appelle Fabrizio Mocata, son myspace est ici.

Et puis quand même, encore quelques photos de cet été.



14 août 2009

A la mi-août

C'est vrai, qui se souvient encore de cette chanson ?


Hey, salut les amis ! Ça fait un bail, vero ?
Non, je ne suis pas parti un mois en vacances. Seulement deux semaines en bateau. Je suis rentré à Florence lundi. Voici quelques photos légendées arbitrairement sélectionnées.

Thalia (et accessoirement deux pouffes chez Sénéquier)


A la fête foraine

Mon frère et Zoé


Mais LA photo de l'été, c'est celle-là :



Mon père et Enrico qui font leur sieste post prandiale sur le zodiac. Je suis un pédé chanceux.

En attendant de bloguer plus longtemps...

08 juillet 2009

(bon, je suis mauvais en titres, foutez-moi la paix)

Lundi dernier, Enrico a enfin passé et réussi son examen sur l'histoire de l'architecture. On se rapproche du diplôme, plus que quatre UV à valider.

Ça fait depuis septembre qu'il le prépare. Et il se plaint ! Moi j'ai dû me taper des examens de gestion budgétaire (dont je ne me rappelle heureusement rien), et lui révise tranquillement la vie et l'oeuvre d'Otto Wagner et Adolf Loos, deux grands architectes autrichiens du XIXe, Hector Guimard, qu'on ne présente plus, et Auguste Perret, l'inconscient qui a osé reconstruire Le Havre, mais bon, faut pas le dire parce que ça a quand même été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.



Depuis lundi, mon chéri est donc sur un petit nuage, et m'incite à l'y rejoindre.
C'est ce que nous ferons le week-end prochain en allant à Trieste. Oui, je sais j'y suis déjà retourné il y a trois semaines, mais cette fois-ci il y aura Enrico, et je brûle d'envie de lui faire connaître la seule partie d'Italie que je connais mieux que lui.


Et maintenant, j'ai le plaisir de vous montrer quelques photos de Nihat, mon coloc turc qui est arrivé en mars dernier, et qui est parti lundi. Dommage, je n'aurai pas eu le temps de vous en parler. Entre autres traits de caractère, il était assez distrait et désorganisé je crois.

Enfin, plus que moi.


Ou à peu près pareil disons.



En partant, il a laissé deux jeans, un short, trois chemises, ses baskets, des draps, des dessins, des sculptures, et j'en passe. Je lui ai proposé de les lui expédier, mais pas de réponse à mon mail. Du coup je commence à me dire que j'ai bien fait de le prendre à la même taille que moi et bien sapé.

Mais bon. Il a surtout laissé sur une clé usb ses magnifiques photos, prises ces trois derniers mois :

la terrasse

une petite vieille

Anaïs

Enrico

Anaïs et moi


Nihat s'en est allé, mais Diego, son prédécesseur, sera également son successeur, et fait un come-back surprise dans l'appartement. Je troque un ottoman contre un romain. Ah ben voilà, ça aurait fait un bon titre ça.

03 juillet 2009

cinq court-métrages contre l'homophobie

Suis-je le seul à me souvenir des 3000 scénarios contre un virus ? Le concours organisé par le ministère de la santé, l'INPES et Canal+, qui a financé trente court-métrages sur le thème du sida, réalisés par Klapisch, Kassovitz, etc. Non ? Ça passait tard le soir, l'été 1997... J'étais à Paris, rue Violet, les parents n'étaient pas là, je matais la télé jusqu'à deux heures du mat' avant d'entamer des virées nocturnes/shooting photo dans Paris avec la Peugeot 104 que m'avait trouvée le gardien M. Sainson (oui, il y a aussi des trafics de mobs dans les immeubles chics du XVe arrondissement), et rentrait le matin avec les croissants que je mangeais sur la terrasse... Ah oui, et on jouait aussi à Worms sur le Performa 6200 avec mon frère et Boupi (qui ne s'appelait encore Fabrice à l'époque). M6 passait en boucle les clips du meilleur album de Noir Désir (666.667 Club). Il était bien cet été 1997. J'étais lycéen, j'étais jeune, j'étais fou...

Figurez-vous L'INPES à remis le couvert, avec cette fois-ci (crise oblige, seulement) cinq court-métrages contre l'homophobie. Pas de quoi casser trois pattes à un canard, mais celui-ci m'a plu.



Peut-être que vous aimerez pas... Mais bon j'aime bien la performance de l'actrice (Anaïs Lemoustier) dans ce monologue. Et puis ça parle d'homosexualité féminine, et c'est pas si fréquent. Les quatre autres sont visibles ici. Ils sont pas tous bon, mais Omar sort du lot.

27 juin 2009

Fin d'année médiatique mouvementée

Ca y est, c'est bientôt les vacances. Par pour moi (ni pour vous d'ailleurs), mais pendant deux mois, plus de guignols, plus de talk-shows, moins d'activité médiatique... Sauf que paf, embouteillage.

Farraw Fawcett va rejoindre mère Teresa, le prince Rainier et Jean Cocteau dans la liste des morts éclipsés par d'autres. Et c'est peut-être pas fini : voilà que Mouss Diouf est dans le coma !
Commentaires trouvés sur 20minutes.fr : "C'est notre Mickael Jackson à nous", "C'est la loi des séries", ou "c'est une série noire".

24 juin 2009

Aujourd'hui, je devais voir le pote d'un pote qui passait par Florence (comme ça, pour voyager). On prend le verre, on discute, tout ça. Après quatre heures de discussion, il me dit "Bon, Olivier, ça m'a fait plaisir, à bientôt". VDM

18 juin 2009

La nostalgie n'est plus ce qu'elle était

Week-end revival à Trieste la semaine dernière !
Bon, ça va intéresser principalement les amis que j'ai rencontrés là-bas : Vincent, Christophe, Caroline (bon anniversaire !), Julie, Hortense, j'ai beaucoup pensé à vous ce week-end.

J'ai fait une indigestion de madeleines de Proust, tellement qu"il y [avait] toujours un coin qui me rappelle" dans cette ville.


Le "molo pinguino"


Vue du golfe de Trieste depuis la promenade Rainer Maria Rilke, ce grand sportif autrichien


Vue du château de Duino, résidence de la prestigieuse dynastie des Thurn und Taxis, famille de brasseurs et postiers ayant le blaireau pour emblème


Une rue de Trieste, le San Francisco de l'Adriatique


De g à d : Moi, Andrea, Sarah et Deborah (les prénoms n'ont hélas pas été modifiés)


Mais le moment le plus fort, ça a été la balade à San Dorligo della Valle, plus précisément à Val Rosandra.


En gros, il s'agit d'un rivière karstique, caractéristique et cocasse que l'on a remonté patiemment Andrea et moi pendant une heure, et qui nous a mené jusqu'à la cascade ci-dessous.


Puis à celle-ci, un peu plus impressionnante :


Oh et puis je conclus sur un épisode peu connu de l'histoire contemporaine : le territoire libre de Trieste. A très bientôt les parisiens !

05 juin 2009

Votez Hein Bon !

Un mois sans bloguer = plein de trucs à vous raconter

- Tout d'abord, je vous invite à découvrir mes nouvelles découvertes wikipédia. Si l'Histoire vous intéresse, allez-donc rendre visite au bal des ardents, un épisode peu connu de l'histoire de la France médiévale. Si vous préférez la géographie, alors l'île de sable est faite pour vous. Une étrange carte est disponible ici.

- Une illusion d'optique originale et amusante est à découvrir ici.

- Je me suis remis d'Amalfi. Le week-end suivant, shopping forcé. En effet, suite à un achat compulsif d'ordinateur il y a trois mois, j'avais 300€ d'avoir à dépenser fissa. J'ai jeté mon dévolu sur un nokia 5800 Xpress music. Mouais. Pas mal, mais ça ne vaut pas un blackberry ou un iPhone. Plus grave, je n'ai pas eu le plaisir de retrouver le caractère intuitif qui a fait le succès de la marque finlandaise. Et puis je ne peux plus jouer au sudoku comme avec mon ancien portable, et ça me manque. Ceci dit, j'ai passé de bons moments à découvrir toutes les fonctions de ce téléphone ; c'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles j'ai peu blogué ce mois-ci.

- Pour le week-end de l'ascension, qui n'est pas ferié en Italie, j'ai rejoint ma maman en Ombrie, près du lac Trasimène.

le lac vu de Panicale.

Pérouse, le palazzo comunale

Ouh la belle voiture.

- Bon sang mais comment vais-je faire ? Non seulement j'ai toutes les peines du monde à suivre les élections européennes en France, mais en plus je vote en Italie !

En fait je crois que c'est la raison de mon mois de silence. Ca fait un mois qu'un billet est en gestation sur la question. Mais c'est incompréhensible ici. Je vous épargne le Noemigate, le procès Mills et les photos d'El Pais. Alors, quelles différences entre la France et l'Italie ?

  • Ici aussi, c'est un scrutin par liste
  • Pour cette élection, l'Italie est divisée en cinq régions, et Berlusconi est tête de liste de son parti dans TOUTES ces régions (oui, on peut !)
  • Les élections ont lieu sur deux jours, ces samedi et dimanche. J'espère qu'ils ne bourrent pas trop les urnes dans la nuit...
  • A Florence, on vote aussi pour les communales, et j'ai également le droit de vote pour cette élection
  • Je vais devoir cocher un bulletin et non le choisir parmi un tas comme en France. Je pourrai aussi écrire le nom d'un candidat en particulier ou même plusieurs. Je peux même voter pour une liste et pour un nom qui n'est pas dans la liste. Vous ne comprenez pas ce que j'ai écrit ? Moi non plus. Normal, tout est fait pour n'y rien comprendre.
  • La carte d'électeur est environ trois fois plus grande que celle que vous connaissez

Last but not least, j'ai obtenu mon permis moto ! Bon mais ça, je vous le raconterai plus tard, sinon je publierai ce billet à la saint-glinglin.

07 mai 2009

Amalfi n'a pas mal fini

Coucher de soleil sur Florence, 30 avril.

C'est comme ça. Y'a des billets où j'écris beaucoup. Et y'a des billets où il y a plein de photos.


Amalfi, 1er mai.


Panorama d'Amalfi.


Statue de Saint André, patron de la ville. On reconnaît le Protoklite à sa croix caractéristique.


Le port d'Amalfi ne laisse pas deviner qu'il a été un des principaux ports d'Europe du IXe au XIIe siècle, et que ses marins furent les premiers d'Occident à utiliser la boussole. La ville est d'ailleurs une République maritime, au même titre que Pise, Gênes et Venise.


La cathédrale témoigne déjà mieux de son glorieux passé.


Dans la vie, on échappe pas au Baroque. Où qu'on aille. Jamais.


Une crèche ?


La parabole satellite amalfitaine.


A quelques kilomètres de là, Positano, et ses arbres épineux. Quelqu'un connaît-il cette espèce ?


La végétation luxuriante.


Enrico, moi, Francesca dite"le lapin", Diego-mon-ex-coloc, Daria-sa-copine et Marco, le copain du lapin.


Enrico


Le voyage s'est achevé par Ravello, où nous avons visité la villa Cimbrone, propriété d'un lord anglais du XIXe qui avait un certain sens du savoir vivre.


Le Vésuve veille...