06 novembre 2008

Il n'en rate pas une

Comme vous j'en suis sûr, je commence à trouver indigeste cette obamania médiatique.

J'ignore si ça a servi à quelque chose que TF1 et France 2 fassent leurs JT à New-York et Washington, mais en tout cas sur France Info (que j'ai laissé allumée toute la nuit pour suivre l'événement, je suis incorrigible) c'était pas passionnant. J'aurais dû écouter un correspondant local, qui rappelait que les 200 derniers sondages donnaient tous Obama vainqueur. C'est vrai que côté suspens, on a vu mieux.

Quelques JT plus tard, que reste-t-il ? Pas grand chose en fait. Je suis allé jusqu'à me demander si l'instant était vraiment historique, comme à peu près tous les journaux ont titré. Bon, après mûre réflexion, je suis quand même arrivé à la conclusion que oui. Les journaux disent vrai cette fois-ci. C'est le parti socialiste qui me l'a fait comprendre.

Et oui, parce que demain, changement de braquet, fini Obama ! Les médias français passeront à l'actualité nationale en titrant sur le congrès du PS. Les résultats du vote des militants seront publiés dans la nuit. On va enfin savoir qui d'Aubry, Royal, Hamon ou Delanoë "tiendra les rennes du parti" comme on dit. La tension est à son comble, le suspens est intenable... et la comparaison est pathétique. D'où ma question :

C'est qui le con au PS qui a choisi cette date du 6 novembre ? Son intuition du calendrier relève du génie. Passons.

Avant hier, on a assisté à un événement ultramédiatisé d'une portée planétaire (c'est les États-Unis quand même). On a vu s'accomplir en direct un mythe hollywoodien, la réalisation du rêve américain dans toute sa splendeur, un instant d'une portée symbolique énorme : un noir à la Maison Blanche ! Donc oui, le moment est historique. Et pour vous en convaincre, voici deux instants bruts, façon no comment d'Euronews, qui valent mieux que trois heures de direct. Ou qu'un long billet sur un blog.

Les réactions :


Son discours :
(pour les anglophobes et les puristes, la version intégrale sous-titrée est ici.)


Une fois passé le tsunami médiatique, le temps pour le spectateur de reprendre ses esprits, d'intégrer la nouvelle, de se dire Putain, ils ont quand même élu un noir président des États-Unis, on se se sent tout petit. La petite France, son petit président, sa petite opposition, son petit parti socialiste et ses petites motions.

Conférence de presse le 25 juillet dernier. Sarkozy y est particulièrement ridicule.


Et Qui est-ce qui "n'en rate pas une" alors ? Berlusconi bien sûr !
Traduction : "J'ai dit au président [Medvedev], qu'Obama a tout pour tomber d'accord avec lui, parce qu'il est jeune, beau, et même bronzé ; et donc je pense qu'une bonne collaboration peut se développer."

2 commentaires:

  1. Julia11:25

    Pour info, le mardi 4 au soir, c'est la série "Plus belle la vie" qui a fait la plus forte audience, passant devant les JT de TF1 (29% d'audience, un de ses plus bas scores) et France 2 (encore plus en dessous).
    On se demande bien à quoi ça a servi de les déplacer tous là-bas!! Ils auraient dû suivre l'exemple d'une chaine américaine qui a fabriqué sur son plateau télé l'hologramme de son envoyé spécial à Washington... Benji, je te laisse rechercher cette séquence d'anthologie! et je t'embrasse fort! Julia

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  2. il y a 4 ans ils ont réussi à revoter pour l'autre CON et là ils ont fait ce que beaucoup attendait mais que personne n'osait croire... : ILS SONT VRAIMENT CAPABLE DE TOUT CES AMERLOCS, DU PIRE COMME DU MEILLEUR...
    A bientot BenJ
    vinz le rennais

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