18 septembre 2008

Aïe ! L'italia


Quel difficile dossier que celui d'Alitalia... Presqu'autant que celui des ordures de Naples ! Pourtant aujourd'hui, la situation semble claire. Alitalia n'a jamais autant frôlé la faillite... Jusqu'au prochain coup de théâtre. N'oubliez pas qu'ici, on n'est jamais sûr de rien.

Pour ceux (probablement nombreux) qui n'ont pas suivi, sachez que début 2008, la compagnie Air France-KLM semblait intéressée par un rachat, mais Berlusconi en fait un argument de campagne et promet qu'Alitalia restera italien. Les négociations sont suspendues. Berlu est élu, et le dossier quitte temporairement le devant de la scène. Il y a d'abord la crise des déchets à gérer en priorité en Campanie...

Au fil des semaines, les annonces vont bon train. Le cavaliere assure que les repreneurs sont nombreux, et qu'il devra refuser des offres. Mais voilà : les conditions de reprises n'atteignent jamais la proposition initiale d'Air France-KLM. Des milliers d'emploi seront de toute façon supprimés. Ce qui fait hurler l'opposition et les syndicats. Si l'entreprise perd comme on le dit un million d'euro par jour, pas étonnant que les plans de refinancement soient de plus en plus drastiques.


La suite n'est que crise "à l'italienne" : ça fait une semaine que les journaux titrent "Dernière chance aujourd'hui pour Alitalia". Mais les ultimatums sont régulièrement repoussés ! Les syndicats jouent la montre, les repreneurs menacent de retirer leur proposition...
Tiens, ça ne vous rappelle pas un pays, ça ?

C'est ça le plus drôle : cette crise ferait presque passer les syndicats français pour des organisations responsables, travaillant en bonne intelligence avec le patronat. Et la France pour un pays compétitif et bien organisé. L'Italie donne parfois l'impression d'être une France qui aurait mal tourné.

2 commentaires:

  1. Anonyme21:16

    Ne serais tu pas un peu ethno-centriste?

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  2. Peut-être, mais c'est le propre des expatriés !

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