21 mai 2008

Prochaine étape : Sicile

Entre deux visites de parisiens (ou londoniens), nous nous préparons, Enrico et moi, à partir trois jours à Trapani.

Déjà plus de deux ans que je me suis installé ici. Et j'ai encore l'impression d'être à peine arrivé.

Deux ans. Ce ne sont pourtant pas les indices qui manquent. Je ne cherche plus mes mots en italien, ni mon chemin en voiture, je ne m'étonne plus de voir le Ponte Vecchio, et j'ai moins cette impression d'être en vacances à peine sorti du boulot (pendant, cela m'arrive encore fréquemment.)

Aussi ai-je de plus en plus de mal à m'épancher sur ce blog. Ben oui, quoi ? Vous parler de mon arrivée ici, d'accord. Mais vous raconter la vie quotidienne de Florence, c'est plus dur. Cela demande du recul, et de l'esprit de synthèse. Et je sais être dépourvu du second plus encore que du premier.

Mais j'aime les challenges ! J'suis comme ça. Un peu comme ce mec :



La langue fait partie de cette vie quotidienne. Et parler italien est mon premier plaisir ici, parce que quotidien. C'est d'abord le plaisir d'apprendre. C'est la volonté de trouver le mot juste, la difficulté de traduire, la découverte de régionalismes, si nombreux en Italie.

Récemment j'ai trouvé l'expression italienne la plus difficile à traduire en français : avere la coda di paglia, c'est-à-dire "avoir la queue de paille". Quand quelqu'un à la queue de paille, cela signifie qu'il se trahit en réagissant de manière disproportionnée à une remarque ou une observation ; qu'il s'enflamme vivement, comme la paille.

Exemple :

- Combien de sucres dans ton café ?
- Mais non j'ai pas niqué ta sœur.
...



Excusez-moi. Pour me faire pardonner, je vous ai retrouvé ça :


Autre curiosité, du florentin cette fois-ci.
Pour dire oui, on dit , pour dire non, on dit no.
Mais comment dit-on (ou plutôt, comment Enrico dit) "Évidemment" ou "Pas du tout" ?
Dans le premier cas, on peut dire ché di', no ?
Dans le second, on dira sì meglio !
Autrement dit, on emploie aussi bien l'affirmation que la négation par antiphrase. C'est pas clair ? Venez à Florence, je vous expliquerai.

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