11 janvier 2008

Correspondance


Pas mécontent d'être rentré. Non que ce court séjour en France fut rasoir, mais le voyage de retour a été long.

Nous étions à Grenoble avec Enrico, et nous devions rentrer à Florence. Or, après une (courte) recherche sur le net, il paraissait tout simplement impossible de faire le trajet en un jour. Il fallait passer la nuit dans une ville-étape, la plus simple étant Turin. Plutôt que d'organiser cela à l'avance, et sans doute un peu vexé par l'absence d'un train rapide direct, je me suis dit qu'on verrait sur place. Et je n'ai rien réservé. Je suis comme ça. Quand je trouve pas, je réserve pas.




Et puis je sais pas, j'étais confiant. Quand j'ai demandé deux billets pour Turin au guichet, je m'attendais à avoir le choix entre fenêtre et couloir.

"Il n'y a aucun train pour Turin aujourd'hui, Monsieur." Le sourire de vainqueur aux lèvres, je lui ai répondu avec gentillesse et condescendance "Voyons ! Pas de trains pour l'Italie aujourd'hui, cela m'étonnerait, Mademoiselle..."

"Des trains, oui, mais pas de places, Ducon !", aurait-elle pu répondre, mais elle n'osa pas.

Allons bon, voilà que tous les trains pour Turin étaient complet, jusqu'au 3 janvier.

Le plus drôle c'est que, sans que je puisse en expliquer l'origine rétrospectivement, la première chose qui nous a traversé l'esprit a été de chercher un loueur de bagnoles, une agence de voyages ou un cybercafé ouvert le premier janvier dans le quartier de la gare de Grenoble.
Deux minutes plus tard, cette hypothèse était complètement abandonnée.












Bref, il ne restait que deux solutions. Soit nous traversions la frontière par les cols alpins à dos d'âne, soit nous la passions en train par la côte.

Bien que préférant de beaucoup la première, Enrico m'en dissuada, et nous prîmes le train. Enfin les trains. Les sept trains, en changeant successivement à Valence, Marseille, Nice, Vintimille, Gênes et Pise.

Au point ou nous en étions, j'en ai profité pour faire quelques statistiques. On a fait 13h01 de train, avec 3h18 de correspondance (20% du temps total) et une nuit à Nice. Nous nous sommes arrêtés dans plus de 70 gares, et avons parcouru 961 km.

Les trains ont circulé à 73,9 km/h en moyenne, à 105 km/h en France, et à 49 km/h en Italie. Les trains français roulent 2,14 fois plus vite que les italiens ! Oui mais le prix est 2,32 fois plus élevé... 5 centimes de kilomètre en Italie, contre 12 en France.





parmi nos nombreuses étapes, nous eûmes deux agréables surprises. L'une concerne Marseille, qui a inauguré la toute nouvelle gare St-Charles :


L'autre est Nice, qui a son nouveau tramway, ses nouvelles sculptures, son nouvel éclairage, etc.




Pas de doute, les municipales approchent.

2 commentaires:

  1. oh mon dieu les pauvres chéris.

    vous comprenez pourquoi on vient pas (hin hin hin). Bon okay en 2008 on viendra.

    bises

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  2. J'aime beaucoup le 'chic français'...

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