19 décembre 2008

J'ai honte mais je la publie quand même...

09 décembre 2008

l'Avent à distance

Dis-donc, trois jours sans internet, et j'ai déjà tellement de retard ! Moi qui suis l'actualité à la minute, j'ai complètement loupé le début d'insurrection en Grèce.

Je reviens d'un week-end familial où je me suis déconnecté complètement. Ça fait du bien. Quelques moments forts :

- Le voyage aller, avec Enrico, Anaïs et Alessio, son boyfriend italien. En train de nuit.



- Le samedi soir, chez ma tante. Non je ne suis pas allé au Mont-de-Piété, mais à Paris, Hilton (nue).




Ma tante fête ses 50 ans de mariage.

- Mais il y a plus prestigieux encore : voici des images inédites de la bibiliothèque du Sénat, prises lundi dernier.


Il faut savoir que la bibliothèque est réservée aux membres parlementaires, mais quand on veut faire une étude sur le Palais du Luxembourg, comme Enrico par exemple, on peut avoir une dérogation. J'en ai profité pour l'accompagner. Et ben c'était achement bien. J'ai même vu Jean-Pierre Elkabach, le meurtrier de Pascal Sevran.

- Le retour valait la peine également. Je suis habitué aux trajets roots en train, mais là j'ai été choqué par la vétusté du wagon. Je deviens snob ? Jugez plutôt :
WC bouchés, portes défoncées, chauffage défaillant, couchettes déglinguées, et bien sûr, plus d'une heure de retard...






La porte ne fermait pas, on a été obligés de se protéger des courants d'air avec des couvertures.



UPDATE : voilà ce que notre graphiste a fait d'une des photos de moi en train de prendre un thé dans le compartiment.



Ça valait quand même la peine de faire ce retour express à Paris, ne serait-ce que pour ces deux matins où ma sœur m'a réveillé avec Thalia dans les bras. Quelques instants magiques avec un bébé de quatre mois qui me regarde avec attention en faisant des aaaah, des euhh et des gniii.

Moi j'ai trente ans toi six mois
On est nez à nez les yeux dans les yeux
Quel est le plus étonné des deux?

Sans transition, pour mes amis ex-triestins, j'ai trouvé des images de la ville sous les eaux. Moins impressionnant que Venise, mais plus original.

03 décembre 2008

Allez, rapidos

Oui je sais, je suis très vidéo en ce moment...

Voici le clip le plus subversif du moment en Italie :


Et la campagne publicitaire la plus ringarde :

28 novembre 2008

Événement au travail

Encore plus fou qu'un accouchement en avion.

24 novembre 2008

Du vrac pour changer

Bon. Je me suis remis de la victoire d'Obama. Trois semaines que j'ai rien écrit. Alors que j'ai plein de trucs à te raconter, lecteur !

Libération.fr a une nouvelle blogueuse, Eve Mongin, avocate française installée à Pérouse, en Italie. Ouvrir un blog quand on est expatrié, quelle drôle d'idée. Pour l'instant, il n'y a que deux billets, un peu... incomplets. Dans le plus récent par exemple, elle parle d'un certain Mario Borghezio, un député européen de la ligue du Nord. Or, quand on parle d'un tel personnage politique, il faut le faire en images ! Voici un pot-pourri de ses faits d'armes. C'est en italien mais c'est quand même (je crois) compréhensible.



Vous avez la flemme de tout regarder ? Allez directement à 1 min., vous verrez le parlementaire désinfecter le compartiment d'un train dans lequel se trouve une nigériane. C'est ça le raffinement italien ! Point de Kärcher, un petit pschitt d'Ajax suffit. Transmettez à Hortefeux.

Enrico commence son coming-out auprès de ses parents ! Et oui, il l'avait pas encore fait. Pour l'instant, c'est pas gagné ("Clara Sheller" n'était pas programmé sur Rai Uno cette semaine), mais avec le temps je suis sûr que tout ira bien, qu'ils nous inviterons a des barbecues dominicaux et qu'ils prendront soin de notre futur chien avec le même amour que si c'était leur propre petit-fils.

Mon coloc s'en ira probablement fin décembre. Mutation à Rome. Après 24h d'incertitudes sur son éventuel remplaçant, ce sera sans doute sa copine qui récupèrera la chambre. Tant mieux, elle est aussi super sympa, et ça évitera les annonces sur le net et les visites à organiser. Cet appart' est vraiment extra, il faut absolument que vous en profitiez et venir me voir avant mon retour à Paris.



Mon "retour" ? Voyons, il n'est pas encore programmé. Mais j'y pense. Enfin, je commence à y penser. D'abord pour Thalia et Zoé. Je ne vois pas grandir mes nièces, et c'est moche. Vraiment. Enrico continue ses études d'archi, passe ses partiels les uns après les autres, patiemment. Il commence à penser à sa thèse sur le palais du Luxembourg. Hier on a envoyé un mail à la directrice de la bibliothèque du Sénat. Une des plus riches, dit-on (la bibliothèque, pas la directrice). L'accès est réservé aux sénateurs. Mais il serait possible d'y entrer dans le cas de recherches sur l'édifice. On tente notre chance.

Mes triglycérides ont baissé ! Heureusement. Maintenant je peux vous l'écrire, ils étaient vraiment trop nombreux. Idéalement, il faut en avoir moins de 180mg/dl. En octobre j'en avais... 1500. Depuis, ils sont redescendus à 760. C'est mieux mais il faut encore faire un effort. Je me suis donc mis à cuisiner des légumes. (Ce sont des végétaux bizarres qui ont la particularité d'être comestibles.) Les lentilles aux carottes et céleri étaient réussies, mais le risotto aux brocolis était un peu plâtreux.

Dans un tout autre registre, notre catalogue de Noël est sorti. Et en page 2, on peut voir ceci :



J'en profite pour vous présenter l'ensemble du personnel. Allez, cliquez quoi !



Pour l'instant, ma petite entreprise ne connaît pas (encore) la crise. Le Monde nous apprend que les ventes sur le Web ont progressé de 27 % au troisième trimestre 2008 en France. Et ce doit être du même ordre en Italie. La dynamo qui fait chargeur de portables, nouvelle marchandise refuge pour les investisseurs ?

Bon, et sinon, le PS, vous en pensez quoi ? Y a-t-il d'ailleurs quelque chose à penser ? En 2012, le duel sera Bayrou-Sarkozy ? Ou Besançenot-Balkany ? Avouez que ça aurait de la gueule...

Quelques photos sympas non légendées, pour finir.





A très vite, en décembre j'espère.

19 novembre 2008

06 novembre 2008

Il n'en rate pas une

Comme vous j'en suis sûr, je commence à trouver indigeste cette obamania médiatique.

J'ignore si ça a servi à quelque chose que TF1 et France 2 fassent leurs JT à New-York et Washington, mais en tout cas sur France Info (que j'ai laissé allumée toute la nuit pour suivre l'événement, je suis incorrigible) c'était pas passionnant. J'aurais dû écouter un correspondant local, qui rappelait que les 200 derniers sondages donnaient tous Obama vainqueur. C'est vrai que côté suspens, on a vu mieux.

Quelques JT plus tard, que reste-t-il ? Pas grand chose en fait. Je suis allé jusqu'à me demander si l'instant était vraiment historique, comme à peu près tous les journaux ont titré. Bon, après mûre réflexion, je suis quand même arrivé à la conclusion que oui. Les journaux disent vrai cette fois-ci. C'est le parti socialiste qui me l'a fait comprendre.

Et oui, parce que demain, changement de braquet, fini Obama ! Les médias français passeront à l'actualité nationale en titrant sur le congrès du PS. Les résultats du vote des militants seront publiés dans la nuit. On va enfin savoir qui d'Aubry, Royal, Hamon ou Delanoë "tiendra les rennes du parti" comme on dit. La tension est à son comble, le suspens est intenable... et la comparaison est pathétique. D'où ma question :

C'est qui le con au PS qui a choisi cette date du 6 novembre ? Son intuition du calendrier relève du génie. Passons.

Avant hier, on a assisté à un événement ultramédiatisé d'une portée planétaire (c'est les États-Unis quand même). On a vu s'accomplir en direct un mythe hollywoodien, la réalisation du rêve américain dans toute sa splendeur, un instant d'une portée symbolique énorme : un noir à la Maison Blanche ! Donc oui, le moment est historique. Et pour vous en convaincre, voici deux instants bruts, façon no comment d'Euronews, qui valent mieux que trois heures de direct. Ou qu'un long billet sur un blog.

Les réactions :


Son discours :
(pour les anglophobes et les puristes, la version intégrale sous-titrée est ici.)


Une fois passé le tsunami médiatique, le temps pour le spectateur de reprendre ses esprits, d'intégrer la nouvelle, de se dire Putain, ils ont quand même élu un noir président des États-Unis, on se se sent tout petit. La petite France, son petit président, sa petite opposition, son petit parti socialiste et ses petites motions.

Conférence de presse le 25 juillet dernier. Sarkozy y est particulièrement ridicule.


Et Qui est-ce qui "n'en rate pas une" alors ? Berlusconi bien sûr !
Traduction : "J'ai dit au président [Medvedev], qu'Obama a tout pour tomber d'accord avec lui, parce qu'il est jeune, beau, et même bronzé ; et donc je pense qu'une bonne collaboration peut se développer."

29 octobre 2008

Lequel ?

Lequel des deux est mon cousin ?



Un grand merci à "Cédric" pour avoir déniché cette vidéo dans ce billet., que j'ai honteusement copié-collé, mais après tout, les cousins de mes cousins sont mes cousins.
Et toutes mes félicitations à ce gauchiste d'Arnaud pour cette plaidoirie couronnée de succès !

17 octobre 2008

La crise sur le gâteau

Des jours et des jours que je me dis "tiens, c'est marrant ça, je devrais faire un billet sur mon blog". Et puis rien. Le manque de temps, la peur de t'ennuyer cher lecteur, la peur d'être ridicule, aussi, par une analyse que je pourrais trouver lumineuse en l'écrivant, mais qui ne supporterait pas la relecture. Bref, je devrais un peu plus me lâcher, mais j'y arrive pas.

Et pourtant, ce blog est devenu mon seul lien avec vous ! Surtout en ce moment où le boulot me pompe pas mal d'énergie, et où j'ai des myriades de mails en retard. Comment va Benjamin ? Bah, il y a du bon et du moins bon. Le moins bon, c'est que je vais devoir changer mes habitudes alimentaires. Mes analyses de sang ont montré un peu de cholestérol et beaucoup de triglycérides. C'est pas très grave (l'inverse aurait été plus fâcheux d'après ce que j'ai compris), mais mon médecin m'a quand même dit :

"Plus de fromages. Plus de saucisses. Plus de beurre. Plus d'
affettati (de la charcuterie à la coupe). Plus de desserts. Seulement pâtes, légumes, féculents, fruits et basta."

Alors ça ! Moi qui n'ai jamais eu besoin de faire attention à ce que je mangeais, moi qui suis parfois capable de manger encore plus gras qu'Homer Simpson, moi le maître-queux du gâteau aux noix, me voilà contraint de faire attention comme tout le monde. Donc là, je suis devant mon ordi à manger des clémentines. Et j'essaie de ne pas penser au reste de super fromage de chèvre français dans le frigo. VDM.

Dans le moins bon, il y a aussi cette vilaine crise financière. Il n'y a qu'à voir comment sont illustrés les articles sur le sujet :









Mais mon préféré, c'est celui-là :

Quels comédiens ces traders ! Bon assez déconné maintenant, rendez l'argent.

La crise financière m'a permis de faire une piqûre de rappel sur celle de 1929. Et de tomber sur cette vidéo un peu étrange, très pédagogique, qui explique comment les banques créent de "l'argent qui n'existe pas".


L'Argent Dette de Paul Grignon (Money as Debt FR) de Bankster sur Vimeo.
Elle est longue (52 minutes), mal traduite de l'américain, et les animations sont assez moches, mais le début vaut quand même le coup. Comme le dit une internaute dans le forum consacré à la vidéo, trouvée sur @si : "On commence par une partie très pédagogique, puis quelques approximations, puis des erreurs, et enfin une théorie du complot farfelue." Il y a donc à prendre et à laisser, je vous aurai prévenus.


Heureusement, tout le monde ne souffre pas de la crise. Voyez plutôt les voiles de St-Tropez, il y a deux semaines. Vous savez, cette régate où se mélangent des sloops modernes comme celui-ci...


...et des vieux gréements comme celui-là.


Qui sait ? Peut-être qu'ils sont à vendre pour une bouchée de pain, maintenant.
Sur le plan d'eau, ça donnait ça...


...et ça :

NB : le petit point noir entre les deux mâts, c'est bien un équipier...


Ça a été une excellente occasion de réviser les différences entre goélette, yawl et ketch.*

Pour finir, après l'accord écrit de tous les acteurs, je suis en mesure de vous diffuser cette vidéo d'il y a bien longtemps...


Et là, l'air de rien, révélation : Quand je pense que l'un d'entre eux va devenir papa !


* : Une goélette a un grand mât à l'arrière, et un
mât de misaine plus court à l'avant, alors que le yawl et le ketch ont leur grand mât à l'avant et un mât d'artimon en poupe. Dans un ketch, le safran est derrière les deux mâts, alors qu'il est situé entre les deux dans un yawl. C'est plus clair comme ça ?

02 octobre 2008

01 octobre 2008

Quelques faits qui pris séparément ne méritent pas un billet mais qui dans leur ensemble atteignent une masse critique permettant d'en faire un résumé

(ou comment faire le plus long titre de blog et se retrouver dans le Guinness sans bouger de sa chaise.)




- J'ai réussi à faire entrer chez D-Mail Anaïs, mon ex-coloc française, devenue copine puis maintenant, collègue. Attention, je deviens un gros bonnet de la VPC. Pour fêter cette embauche,

- On a fait un tour chez Ikea avec Enrico. Ben oui, c'était un samedi de septembre. Et qui dit septembre dit Ikea. Tiens, ici aussi ils ont des consoles Bjärnum ? Hop, dans le caddie. Oh ! Le tapis moche. Oui, mais il est soldé. Dans le caddie. Le lendemain, c'était dimanche. Du coup,

- On a fait nos adieux aux week-ends à la plage, en s'y rendant une dernière fois. C'était calme, c'était transparent, c'était parfait. Oh, et puis,

- J'ai fait les vendanges en Toscane le week-end dernier ! C'est pas du tout crevant. Ceux qui disent ça sont des feignasses. Bon, je n'ai fait qu'une demi-journée, c'est vrai. Et puis, on l'a fait un peu à l'italienne. On a fait un peu toutes les rangées en même temps, par exemple. Et puis on mettait toutes les grappes dans le même seau, que le raisin soit vert ou noir, mûr ou jeune. Peut-être même qu'on n'a pas élagué que du raisin.

C'était dans un agriturismo, les maisons d'hôtes italiennes. Deux familles norvégiennes y passaient leur vacances. S'ils voulaient de l'authentique, ils ont été servis. On a atteint le paroxysme du cliché quand les trois petites scandinaves sont montées pieds nus dans la charrette pour presser le raisin. Émouvant à en chialer. J'ai pas de photos hélas, car mon appareil est cassé, mais c'est pas grave parce que...




- J'ai un nouvel appareil photo. Acheté sur internet hier, reçu aujourd'hui même. Livraison en 25h chrono. Et moins cher que sur les sites français. Ben ça alors ! Je l'aurais jamais cru. Je suis peut-être un peu trop dur parfois avec l'Italie. J'espère l'utiliser quand...

- on partira demain soir pour passer le week-end en France. Officiellement, c'est pour le contrôle technique de ma caisse. Mais il se trouve que c'est l'occasion de voir mes parents aux voiles de St-Tropez (ex-Nioulargue), une régate où les bateaux modernes côtoient les vieux gréements. Et cette fois-ci, il y aura des photos.

26 septembre 2008

Noces people

Le mariage de ma collègue, c'était super !

Bon c'est vrai, c'était il y a deux semaines, mais j'ai eu du mal à récupérer ces #&^%§" de photos. N'achetez jamais un Olympus. Ils utilisent des cartes XD illisibles que la marque est la seule à produire. Cette semaine, j'ai enfin réussi à les télécharger. Et ça valait le coup.
D'abord pour ce magnifique cadeau qui attendait les mariés à leur sortie de l'église :

(un indice sur la photo permet de deviner la nationalité de l'un des époux)


Plusieurs stars ont honoré les époux de leur présence. Tout d'abord ce sacré déconneur d'Anthony Hopkins, qui nous a bien fait marrer en nous montrant des pigeons dans le ciel.


Nelson Mandela était également invité. en fait, il n'est pas vraiment un proche des mariés, mais il se trouve qu'il passait par là.


Sur la photo il a l'air fatigué, mais le soir, il s'est déchaîné. Vous auriez dû le voir danser la tecktonik.


Et puis il y a elle. Je sais pas qui c'est, mais je suis sûr de l'avoir déjà vu quelque part. Si quelqu'un peut m'aider.




(Je penche pour Annie Cordy.)

Et les époux alors ? Les voici. Je vous présente le fils d'Anthony Hopkins, Francesco, et la petite-fille de Nelson Mandela, Natacha. Natacha dont un de mes amis (appelons-le Stan N. Non, plutôt S. Noël) me fit remarquer qu'"avec ce prénom, [elle] a forcément une double vie d'actrice porno"


Quand on voit la photo, on se rend compte qu'il n'en est rien. C'est évidemment le mari qui est une star du X.

Et le coming-out au boulot alors ? Ben en fait, rien. J'ai présenté Enrico aux collègues présentes au mariage. Et on n'en a plus reparlé ensuite. Presque décevant. Bon, vous n'avez toujours pas trouvé l'indice qui trahit la lusitanité de la mariée. Il est ici et ci-dessous.


18 septembre 2008

Aïe ! L'italia


Quel difficile dossier que celui d'Alitalia... Presqu'autant que celui des ordures de Naples ! Pourtant aujourd'hui, la situation semble claire. Alitalia n'a jamais autant frôlé la faillite... Jusqu'au prochain coup de théâtre. N'oubliez pas qu'ici, on n'est jamais sûr de rien.

Pour ceux (probablement nombreux) qui n'ont pas suivi, sachez que début 2008, la compagnie Air France-KLM semblait intéressée par un rachat, mais Berlusconi en fait un argument de campagne et promet qu'Alitalia restera italien. Les négociations sont suspendues. Berlu est élu, et le dossier quitte temporairement le devant de la scène. Il y a d'abord la crise des déchets à gérer en priorité en Campanie...

Au fil des semaines, les annonces vont bon train. Le cavaliere assure que les repreneurs sont nombreux, et qu'il devra refuser des offres. Mais voilà : les conditions de reprises n'atteignent jamais la proposition initiale d'Air France-KLM. Des milliers d'emploi seront de toute façon supprimés. Ce qui fait hurler l'opposition et les syndicats. Si l'entreprise perd comme on le dit un million d'euro par jour, pas étonnant que les plans de refinancement soient de plus en plus drastiques.


La suite n'est que crise "à l'italienne" : ça fait une semaine que les journaux titrent "Dernière chance aujourd'hui pour Alitalia". Mais les ultimatums sont régulièrement repoussés ! Les syndicats jouent la montre, les repreneurs menacent de retirer leur proposition...
Tiens, ça ne vous rappelle pas un pays, ça ?

C'est ça le plus drôle : cette crise ferait presque passer les syndicats français pour des organisations responsables, travaillant en bonne intelligence avec le patronat. Et la France pour un pays compétitif et bien organisé. L'Italie donne parfois l'impression d'être une France qui aurait mal tourné.

11 septembre 2008

L'Église rend visite à sa fille aînée

Mise à jour 17 septembre :

(le discours a duré 14 minutes)

Aaah ! Enfin le Pape va en France...
Vous allez subir quelques jours ce que les italiens vivent depuis des années.

Pour l'occasion, le Figaro s'est déchaîné : Le rendez-vous de Benoît XVI avec la France, Le Pape semble très serein, Le clergé a changé d'avis sur l'ex-cardinal Ratzinger, etc.



De son côté, le Monde, dans cet article rappelle le principal but de la visite du PanzerKardinal en France : le "principe de laïcité" ne doit pas empêcher "l'Église de prendre une part toujours plus active à la vie de la société". Brrr. Ça fait peur.



Cette visite est l'occasion idéale pour vous faire un petit résumé des relations entre le Vatican et l'Italie.

En 1870, le tout jeune royaume d'Italie (constitué en 1861) envoie un général italien envahir les États pontificaux, et Rome devient la capitale de l'Italie. Le pape Pie IX est contraint de se réfugier au Vatican et se considère comme prisonnier. Un an plus tard, le législateur propose une loi sur les "Garanties sur les prérogatives du Souverain Pontife et du Saint-Siège et sur les relations de l'État avec l'Église."

Cette loi accorde au pape un certain nombres d'avantages : l'inviolabilité de sa personne, son immunité, sa protection pénale contre les injures publiques, la liberté de correspondance ou encore de célébration du culte (ce qui est la moindre des choses). Elle lui reconnaît également le droit d'envoyer et de recevoir des ambassadeurs reconnus comme tels, et lui octroie une rente de 3,225 millions de lires. Enfin, elle lui donne la jouissance des palais du Vatican, du Latran et de Castel Gandolfo.



Cependant, la loi ne reconnaît aucune souveraineté au pape sur les territoires qu'il occupe. En outre, sa forme montre bien qu'il s'agit là pour l'Italie d'affaires intérieures : c'est une loi, et donc un acte unilatéral, non un traité. Par ailleurs, le Vatican ne bénéficie d'aucune extraterritorialité au regard de la loi italienne : les tribunaux nationaux sont déclarés compétents pour les délits qui y sont commis, y compris dans la basilique Saint-Pierre, à qui la jurisprudence récuse tout droit d'asile.

Le bienheureux Pipi 9 aura la bonne idée de refuser le deal, provoquant un désaccord qui durera 60 ans. Sa patience aura payé car en 1929, sous le pontificat de Pie XI , seront signés les fameux accords du Latran. La signature du Cardinal Gasparri jouxtera celle du premier ministre italien de l'époque, un certain Mussolini.

Ces accords constituent encore de nos jours la base des relations entre le Saint-Siège et l'Italie.
Le Pape accepte l'État de la Cité du Vatican, dont l'État italien reconnaît la pleine propriété et l'autorité souveraine au Saint-Siège. D'autre part, le pape est reconnu comme le chef temporel du Vatican, avec tous les pouvoirs, législatif, exécutif et judiciaire.



Parmi ses accords, le concordat fait du catholicisme la religion officielle de l'État italien. Les mariages catholiques et les jugements de l'Église en matière matrimoniale prennent effet civil. L'enseignement religieux catholique devient obligatoire à tous les niveaux scolaires. Encore aujourd'hui, des crucifix sont présents dans toutes les salles de classe.

Après la seconde guerre mondiale, l'article 7 de la nouvelle constitution italienne affirmera la séparation de l'Église et de l'État, mais les actes d'état civil religieux, comme le mariage, continuent d'avoir un effet civil en Italie.

Voilà pourquoi aujourd'hui, en Italie, il y a un reportage par jour sur le Pape. Voilà pourquoi l'Italie est un des trois derniers pays de l'UE à ne pas avoir de PACS ou équivalent (même la Pologne y réfléchit !). Voilà pourquoi en Italie, on met en moyenne cinq ans à divorcer. Etc.



J'aurais aimé illustrer un peu ces copier-coller de Wikipédia, et conclure en vous faisant promettre de défendre la laïcité française coûte que coûte, mais je dois me rendre à un mariage...

Mise à jour 15 septembre : quelques recherches sur "google images" et hop ! Un billet illustré... Bientôt les photos du mariage, dès que j'arriverai à les télécharger sur mon ordinateur.

05 septembre 2008

Prolongation


SMS de ma boss à l'instant :
"Je viens de parler à Cristian : ton contrat sera prolongé à durée indéterminée. Bon week-end. Fra"

Marrant. J'y pensais plus. C'est vrai que mon contrat s'arrêtait le 25 septembre, mais vu le boulot qu'on a en ce moment, je ne me faisais aucun souci sur la prolongation de mon contrat. Ai-je été présomptueux ? Si elle m'a envoyé ce message, c'est peut-être justement parce que ça n'allait pas de soi. A moins qu'elle ait seulement voulu me fournir une excuse pour faire la fête... Ça se fête un CDI ?

Ah au fait, en parlant boulot, il faut que je vous présente Natacha. Elle se marie la semaine prochaine et je suis invité. Natacha (hélas, je n'ai pas de photos) est une splendide et plantureuse angolo-portugaise de 32 ans venue remplacer une des pondeuses de ma boîte le temps de la grossesse. Elle est grande, dispose d'une très belle poitrine, et a les joues constellées de tâches de rousseurs qui rendent son sourire encore plus beau. De ce genre de personnes, on dit en italien qu'elles sont "solare", c'est-à-dire lumineuses, rayonnantes.

Elle est assez vite devenue une très bonne compagne de pauses cigarettes, puis de pauses déjeuner, puis une amie tout court. Avec cette expatriée, nous avons longuement passé en revue les défauts de nos collègues, avant de railler les mœurs florentines, puis de déplorer les lacunes de l'Italie... Bref, nous nous complaisons à nous lamenter sur notre sort, mais toujours avec bonne humeur.

Natacha se marie la semaine prochaine avec un certain Francesco, et ils ont invité plusieurs collègues, dont ma nouvelle chef. Comme il va m'être difficile de présenter Enrico comme "un ami", le coming-out au boulot s'impose (même si certains doivent commencer à s'en douter). Bon, je vous raconterai tout ça.

Pour pallier l'absence patente de photos illustrant ce billet (mon appareil est mort), voici deux vidéos, trouvées sur le site "écrans" :



"Découvert il y a quelques mois seulement avec deux photos d’un ours arrimé à une grille d’aération et animé par l’air dégagé par le passage des métros new-yorkais, Joshua Allen Harris a vu sa notoriété exploser d’un coup. Sur Internet, puis au-delà. Ainsi une agence pour la défense de l’environnement, Fight Global Warning, lui a commandé cette publicité, réalisée par l’agence Ogilvy New York. La musique est du duo américain Stars of the Lid."



Cette animation est la dernière réalisation de l'artiste barcelonais Sam 3. D'autres créations sont visibles sur son site, dont vous trouverez le lien dans la catégorie "L'art sur le Web" de ce blog.

30 août 2008

Jadis encore

Jadis encore, j'avais vingt printemps,
Je câlinais la période et m'égayais l'existence,
Comme on joue de l'affection, et je respirais mes obscurités
En l'absence de calculer sur mes journées qui partaient dans l'instant,

J'ai fait tant de desseins qui sont restés en l'air
J'ai conçu tant d'attentes qui se sont évaporées,
Que je demeure oublié ne pouvant où circuler
Les mirettes étudiant le dôme mais l'ardeur mis en sol

Jadis encore j'avais vingt printemps,
Je gâchais la période en pensant la figer,
Et pour la conserver même la prévenir,
Je n'ai fait que trotter, et me suis essouflé

Négligeant le passé, accordant au futur,
Je devançais de moi toute conversation
Et transmettais mon avis que je souhaitais le bon
Pour estimer le monde avec désinvolture

Hier encore, j'avais vingt ans
Mais j'ai égaré mon temps à créer des folies
Qui ne me quittent au fond rien d'indubitablement net,
Que quelques rides au front et l'inquiétude de la mélancolie

Car mes inclinaisons sont mortes avant que de subsister,
Mes compagnons sont partis et ne rentreront pas
Par mon péché j'ai fait le vide autour de moi,
Et j'ai gaspillé ma vie et mes juvéniles piges.

Du préférable et du dégoûtant, en catapultant le préférable,
J'ai figé mes plaisanteries et j'ai gelé mes larmes
Où sont-ils à présent, à présent mes vingt printemps ?

27 août 2008

Raconte tes vacances

Ça fait maintenant deux semaines que je suis rentré ; il serait peut-être temps que je vous raconte mes vacances. Donc Thalia est née, et la veille, ma soeur ressemblait à ça :




Mais j'ai vécu des choses bien plus passionnantes que la naissance somme toute banale de ma seconde nièce.

Tenez par exemple, j'ai aussi trouvé une chaussure par terre :


C'était génial !


Oh, et puis à Paris, on a fait du Segway ! Vous savez, c'est ce véhicule à deux roues sur lequel Bush fils s'est cassé la gueule.



Au départ, je m'étais arrêté à l'aspect un peu gadget de l'engin. Je ne m'étais pas rendu compte que technologiquement, cela force le respect. Le principe est le suivant : quand on se penche en avant ou en arrière, des capteurs renvoient une information de correction aux deux moteurs (un pour chaque roue). L'inclinaison est aussitôt corrigée et limitée par l'accélération des roues a pour effet d'annuler la perte d'équilibre et d'engendrer le mouvement. Un ordinateur sur roues, résumait le loueur de la rue Dupleix.


(à lire avec l'intonation d'un journaliste de Turbo)
"La firme du New Hampshire a concocté pour la nouvelle version de son véhicule phare un véritable modèle d'exception. Une fois passée la surprise de cet ovni cinétique, on est très vite charmé par la conduite presque instinctive de l'engin. Grâce à sa très grande maniabilité, le Segway TP i2 peut suivre une trajectoire avec une précision de quelques centimètres. Côté puissance, les 4 chevaux de son moteur électrique, alimenté par une batterie Lithium-ion Saphion®, offrant une autonomie de 38 km, satisferont les conducteurs les plus exigeants. La seule ombre au tableau reste le prix qui, à hauteur de 6,900 € HT pour le modèle de base, en découragera plus d'un."

Bref, je conseille aux parisiens de l'essayer. Pour la location, c'est au 14 rue Dupleix dans le 15e.



Parmi les moments forts en émotion, on peut aussi noter une excitante et originale visite du département des cartes et plans de la BNF - Site Richelieu.



Nous nous y sommes rendus avec Enrico pour y consulter des documents représentant le Palais du Luxembourg au fil des siècles. Ce sera le sujet de sa thèse.

Le soir même, nous étions dans la salle d'attente pour voir naître le divin enfant.



Quelques jours après la naissance, il a bien fallu quitter Paris pour rejoindre Florence... Allez, une carte (pour vous montrer la qualité de mon bilan carbone) et trois photos suffiront à illustrer le reste du séjour.


Pour ceux qui ont la flemme de cliquer, en jaune les trajets en train, en bleu les trajets en bateau, en rouge les trajets en voiture. Si vous voulez encore plus de précisions, je peux vous fournir les numéros de train et les horaires sur simple demande.


L'ancien monastère de Saint-Honorat, au large de Cannes.


La citadelle de Calvi.


Zoé, qui passait la moitié de ses journées dans l'eau.


Promis, le prochain billet est dans moins d'un mois.