25 décembre 2007

Noël, c'est avant tout la famille


Retour de réveillon. Un gros bisou à mes cousines, qui me lisent, et un "cadeau" pour elles : la publication de mes recherches généalogiques. De manière quasi-exhaustive. Plus que quelques mises à jour, et une décennie de recherches (par intermittence, cela va sans dire) sera disponible en ligne. Certes, cela n'intéressera pas grand monde, a part peut-être quelque DRH pervers, mais cela me permet de vous en dire plus sur une activité que je pratique assidûment sans jamais pouvoir la partager avec d'autres personnes que ma famille. Quand je parle de généalogie, j'ai toujours l'impression que ça suscite le même intérêt que si je proposais de voir ma collection de timbres (un jour j'espère, vous y aurez droit sur ce blog). Aussi, internet me permet de proposer sans imposer l'état de mes recherches.

Je connais le nom de 270 ancêtres, de 1445 à nos jours. La durée moyenne d'une génération est de 32 ans et 8 mois. Dans ma famille, on se marie à presque 28 ans chez les hommes, et à un peu plus de 23 ans pour les femmes. (Bon parfois, on se marie à 16 ans, et on a un gosse six mois après, hein. Ce sont des choses qui arrivent.) Parfois les mariés ont 26 ans d'écart. Parfois on tombe sur des métiers rigolos, genre marchand de bas, ou fustier.

Ces recherches, qui sont sans doute le travail le plus approfondi et le plus singulier que j'aie jamais fourni, ont longtemps sommeillé dans trois gros dossiers et sur une grosse base de données Excel bourrée de formules et désormais ingérable.

Le contenu de ces dossiers se décompose en archives familiales, et en photocopies d'actes d'Etat-Civil (naissances, mariages, décès, ou NMD) ou de registres paroissiaux (baptêmes, mariages, sépulture, ou BMS).

Jusqu'à présent, ces copies, je les avais obtenues par deux moyens. Soit j'en faisais la demande aux mairies de villages de 300 âmes, soit je me déplaçais aux archives départementales des zones concernées. Une cote à trouver dans l'inventaire des archives, un microfilm à aller retirer et à installer sur une machine antédiluvienne, le bon acte à retrouver parmis des milliers de pages manuscrites, tâchées et parfois illisibles. Une pièce dans la fente et hop, la photocopie sortait. Restait plus qu'à déchiffrer le texte, en déduire toutes les infos possibles, et continuer les recherches sur la génération d'avant, en cherchant une nouvelle cote dans l'inventaire...

Or, ce petit jeu, maintenant, c'est (presque) fini. Internet a, comme c'est curieux, tout changé.

D'abord un site, fondé en 1996, et qui, chose rare dans ce domaine, n'est pas mormon, a eu la bonne idée de proposer à tout un chacun de publier son arbre généalogique en ligne, et s'est ainsi constitué une base de données assez phénoménale : le site avance le chiffre de 178 millions d'individus. Trois fois la population française !

Mais c'est surtout la numérisation des archives qui va révolutionner ce (tout) petit monde.



D'ici cinq à dix ans, la plupart des archives départementales auront leur Etat-civil disponible en ligne. Ce qui signifie qu'avec un peu d'entrainement, chacun pourra, s'il en a la curiosité, connaitre une petite partie de ses ancêtres.

La combinaison de ces deux facteurs fait qu'à présent, la quasi totalité de toutes ces pages manuscrites centenaires sont consultables sur "mon arbre en ligne", dans une interface hélas peu conviviale, mais ordonnée, c'est déjà ça.

Un marché de niche est en train de naître. Investisseurs, foncez.

1 commentaire:

  1. Camille J20:38

    Salut Benjamin !
    Je passais sur ton blog, et j voulais te faire un coucou. En tant que cousine, je laisse bien sur mon commentaire sur l'arbre généalogique. Je n'avais jamais réalisé quelle masse de travail ça représente, je suis assez admirative. En même temps j'aimerais bien comprendre exactement ce qui te pousse à aller toujours plus loin. Le plaisir de l'annecdote? La recherche de racines? Enfin, un jour je te questionnerai.
    En tout cas, désolée des difficultés rencontrées à ton retour, ça avait l'air caucase. Et puis à la prochaine, Pàque sûrement, le projet d'aller en famille à Florence avnce.
    Bisou !

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