27 novembre 2007

Noël 2007 : c'est fini...

Alors que la plupart d'entre vous commencent à peine leurs achats de noël, c'est pour moi une période désormais révolue... Professionnellement j'entends.

J'ai en effet passé aujourd'hui ma dernière commande de saloperies que nous mettrons en vente sans vergogne sur notre site internet et dans nos magasins. Cafetières en forme de Papa Noël, porte-manteaux caribou, boule gonflable géante qui fait de la neige, mugs de Noël musicaux...

Et ça se vend.

Je ne suis pas mécontent de sortir de ce guêpier. Parce qu'il faut pas croire, hein ! C'est pas de tout repos d'être un buyer (c'est le nom de mon job, je l'ai appris hier) dans une entreprise de VPC (ou vente par correspondance, je l'ai appris avant-hier). C'est pas drôle tous les jours de commander des centaines d'articles, parfois à des milliers d'exemplaires, et qui vont se vendre comme des petits pains jusqu'au 24... et pas au-delà ?



Comment trouver la quantité idéale à acheter ? Trop, cela génère des frais d'entrepôt et d'assurance élevés. Pas assez, cela créé des back orders. Et, si l'on est trop frileux, et qu'on achète par petites quantités de manière régulière, c'est le budget "transport" qui explose... Un dilemme, j'vous dis !



Alors je vous entends déjà dire : c'est quoi un back order ?


Et bien c'est une problématique typique de la VPC. Prenons un exemple :


Un client m'achète une cafetière-papa-noël, code 151562. Je l'ai en stock, je la lui expédie.


Autre exemple : un client m'achète un caddie-qui-fait-siège-pliant, code 145525. Je ne l'ai PAS en stock, parce que les huit pallettes sont bloquées à Francfort, et qu'elles n'arriveront que dans trois semaines. Bon, c'est un peu plus chiant, mais c'est pas grave, j'enverrai le colis quand les caddies arriveront à l'entrepôt.


Troisième exemple : un client m'achète des ciseaux pour pizzas, code 145817, un aspire-miettes hamburger, code 142892, et un hamac pour chats, code 117346. J'ai du stock pour les deux premiers articles, mais voilà, le conteneur de Shangaï avec les 1440 hamacs pour chat attend d'être dédouané au port de Livourne. Comment faire ?


Si les hamacs arrivent d'ici trois jours, rien de grave : je fais attendre mon client, et ferai partir le colis dès que la totalité de la commande sera prête. C'est la technique dite "Cdiscount".

Si les hamacs arrivent plus tard, je vais envoyer à mon client les produits disponibles immédiatement dans un premier colis, dont il a payé les frais d'expédition, et lui enverrai un deuxième colis aux frais de l'entreprise, avec les articles manquants. Le solde de la commande, un back order, quoi !


Voici un joli conte de Noël qui concluera agréablement mon propos.




12 novembre 2007

La pyramide des âges de Dinant (Belgique)

Aujourd'hui j'ai reçu le mail suivant :

Bonjour Benjamin,

Suite à notre entretien du 26 octobre 2007, et comme promis, je t'envoie
(en pièce jointe) les chiffres relatifs à la population dinantaise au
01/01/2007, répartis par tranche d'âge et par sexe.

Le reste suivra dans les semaines qui viennent.
Je reste à ta disposition pour toute information complémentaire.

Bien à toi,

Céline XXXX.


Voici ma réponse :


Chère Céline,

Merci beaucoup pour ces données précieuses !

Votre pyramide des âges est bien équilibrée, avec des lignes élégantes : la classe.
Je note qu'il y a bien 16 habitants de plus de 95 ans, bravo !
Fait curieux : a partir de 70 ans, le nombre d'habitants par tranche est toujours impair.
Enfin, il y a plus de filles que de garçons :

D'habitude, c'est pas bien grave, mais là il s'agit de 598 personnes !

il va falloir me corriger ça bien vite. Deux solutions s'offrent à vous :

- Soit vous redécoupez la commune, de manière à éviter ce déficit masculin.
- Soit vous modifiez directement l'État-civil des habitants.
Voilà voilà.

J'aurai du mal à vous en dire plus, puisque nous ne nous sommes jamais rencontrés. En effet, je ne suis pas le destinataire de ce courriel. En revanche, il pourrait bien s'agir de Benjamin MOREAUX, un homophone à qui j'ai déjà transféré quelques mails qui lui étaient destinés. (Je l'ai mis en copie)

Heureusement que ces données ne sont pas secret-défense. Si M. MOREAUX vendait des armes en Afrique, ça ferait belle lurette qu'on m'aurait retrouvé suicidé avec une balle dans le dos...

En espérant que vous me pardonnerez cette réponse absurde, mais qui je l'espère vous aura fait sourire,

Veuillez accepter mes cordiales salutations.

09 novembre 2007

Verrazzano, cet oublié

Avant de déménager en septembre dernier, j'habitais en face du pont Verrazzano, sans jamais avoir eu la curiosité de chercher qui était ce personnage. C'est sur la page d'accueil de Wikipedia aujourd'hui que j'eus une révélation.

M'intéressant grandement à l'Acadie depuis la chanson de Fugain, j'ai jeté un coup d'oeil à cette page. C'est alors que je découvris qui fut Giovanni da Verrazzano : un explorateur, moins connu que Cartier, Colomb ou Polo, mais a qui l'on doit quand même :
- le nom d'Acadie,
- une erreur grossière de cartographie,
- le nom ridicule de "Nouvelle Angoulême" pour désigner ce qui allait devenir la Nouvelle Amsterdam, puis New York. Pas rancuniers, les New-Yorkais ont baptisé "Verrazano"... le pont suspendu entre Brooklyn et Staten Island. Incroyable, non ? Après avoir habité à côté de la statue de la liberté (...à Paris), voilà que s'ajoute à mon palmarès le Pont Verrazzano (...à Florence).

Moralité : vive Wikipedia. (et l'hypertexte...)

02 novembre 2007

Ces jours feriés qui ne servent à rien

Un mini-cafard hier, pour la Toussaint.

Hier, c'était une de ces journées où l'on n'a rien de vraiment prévu, juste quelques projets dépourvus d'ambition, un truc du genre "Allez, je me fixe pour objectif de monter l'armoire, j'aurai au moins fait un truc dans la journée".

Et puis ça vient pas, la satisfaction que vous pensiez trouver dans la réalisation dérisoire de ces petits buts ne se présente pas, et vous vous dites "Putain, il est 17h et j'ai rien foutu. A part monter l'armoire. Super."



Cet état d'esprit se traduit chez moi par un certain abattement, un décourageant "de toute façon, la journée est foutue." Je suis généralement, dans ces cas-là, insupportable, et de mauvaise compagnie.

C'est dans cette dynamique chronologique de la journée qu'Enrico et moi sommes allés au cinéma. Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas un cinéphile aguerri. Je n'allais pas très souvent au cinéma à Paris, et ma fréquentation ne s'est pas accrue en m'installant à Florence.

La séance d'hier m'a toutefois permis de me familiariser avec ce qu'on entend par "cinéma" dans tant d'autres lieux qu'à Paris. Parce que j'étais déjà allé à l'UGC Ciné Cité Les Halles ou au Gaumont Aquaboulevard, je croyais - bêtement ! - savoir ce qu'était un multiplexe. Grave erreur. En allant au Vis-Pathé de Florence, j'ai compris ce que c'était que consommer du cinéma quand on n'habite pas une grande métropole.


Première évidence : le parking, façon Ikea. (d'ailleurs, c'est à côté de l'Ikea, dans la zone industrielle de Campi-Bisenzio) Puis le bâtiment. Aux couleurs de Pathé, criard mais festif, avec le logo en forme de mobile. A gauche, un snack-bar bondé, et une voiture en présentation. A droite l'accès aux salles et une salle de jeu, bondée également. Au milieu, huit caisses, dont deux ouvertes. Au dessus, l'énorme mobile PATHÉ, qui tourne mécaniquement au dessus des files d'attente. Du monde partout, des enfants qui courent (il n'est que 18h30), et quelques décorations d'halloween, et le tour est joué.

Je vous épargne la programmation, parce que je sais que ça n'a vraiment aucun intérêt d'énumérer les 16 salles. Mais j'en ai envie, pourtant ! Et je ne résiste pas à vous livrer le pitch de l'un d'eux : "Sarah, jeune américaine étudiant l'art à Rome, ouvre malencontreusement une urne maléfique, d'où s'échappe la pire sorcière de tous les temps." (La terza madre, Dario Argento, Italie, 2007)

Bref. Notre choix se porte sur un film canado-italo-japonais, Soie. Le pitch ? "Au tout début des années 1860, une maladie ravage les élevages européens de vers à soie. Même les oeufs de provenance aussi lointaine que l'Inde et l'Afrique sont infectés, et le commerce entier de la soie en Europe semble condamné.Hervé Joncour, un jeune officier marié à une femme dévouée, Hélène, est chargé par les éleveurs de Lavilledieu d'une périlleuse mission : il doit se rendre en secret au Japon, l'île fermée aux étrangers, qui produit la plus belle soie du monde pour y acheter des oeufs sains..."

Comme le film débutait plus d'une heure après l'achat des billets, on a eu le temps de faire la queue pour aller manger une tranche de pizza dégueu, faire la queue pour aller pisser, faire la queue pour s'acheter des pop-corns, et enfin faire la queue pour accéder à la salle (tout ceci est parfaitement exact et non-exagéré, on a même fait la queue en caisse pour sortir du parking)

Vous imaginez bien qu'après ces épreuves, il n'était plus du tout question d'aller voir le film canado-italo-japonais, les oeufs de ver à soie, etc. Je me suis revu Ratatouille qu'Enrico n'avait pas vu, et on a bien riogolé.

Florence est une ville d'art, mais pas de cinéma !