20 juin 2007

C'est toujours l'heure des infos

Pour la première fois depuis mes 18 ans, je n'ai pas voté au premier tour des législatives. Je n'avais raté aucun scrutin depuis la dissolution de 1997 (qui m'avait permis de voter à l'âge de 18 ans et un mois). Je m'étais tout tapé : régionales 98 , européennes 99, référendum sur le quinquennat en 2000 (peu l'ont fait celui-là !), municipales de 2001. J'achève mes dépucelages électoraux quand je dépose mon bulletin au premier tour des présidentielles de 2002, un certain 21 avril. On connaît la suite : législatives en 2002, re-européennes et re-régionales en 2004, traité constitutionnel en 2005. Ce qui fait... seize allers-retours au bureau de vote (bon courage pour recompter, il y a plein de chausse-trappes.)

Et voilà qu'en arrivant à mon bureau de vote, mon mandataire se voit refuser l'entrée par le président de salle. Motif : à coté de mon nom sur la liste d'émargement, aucune trace d'une procuration. Il ne peut voter en mes lieu et place.

Bon, j'en n'ai pas fait un fromage, mais je me suis quand même fendu d'un coup de fil à la mairie du XXe. Le tribunal d'instance, puis le bureau des élections. Mon interlocutrice ne s'est pas démontée et, constatant la régularité de ma procuration, conclut par un "tout va bien". Tout va bien, sauf que j'ai pas pu voter dimanche, crétine. En fait cette conne (ou une de ses collègues) avait enregistré ma procuration pour les présidentielles, et non pour les législatives. Au second tour, tout s'est arrangé.

Mais c'est pas du tout de ça dont je voulais vous parler. Au début du mois, France Info a fêté ses vingt ans. L'occasion idéale pour célébrer les gros bonnets de la station, ces voix et ces noms que nous avons entendus des milliers de fois... et que nous oublions aussitôt. Vous en doutez ? Alors dites-moi un peu : De quelle chronique s'occupe Frédéric Beniada ? Qui présente la météo ? Dominique Lorioud est un homme ou une femme ? Comment auriez-vous écrit "Armand Peyrou-Lauga" ? (les réponses sont "Les chroniques du ciel", Joël Collado, un homme, comme ça)

Depuis des temps immémoriaux, je fais partie des auditeurs qui entendent plus qu'ils n'écoutent France-Info. Ce qui permet de supporter plusieurs heures non-stop ce flot de paroles. Généralement, je m'arrête quand le reportage de 9h17 repasse à 16h26. C'est comme si j'entendais une voix qui me disait "Maintenant arrête, ou tu vas devenir fou". Jusqu'à présent, je n'ai jamais tenté de repousser cet instinct de survie. Ceux qui l'ont fait sont sans doute en maison de repos.

Je m'égare. En fait, je voulais ici remercier quelques membres de l'équipe qui, selon moi, sortent du lot. Je pense à Gérald Roux, l'auteur de la chronique "Info-musique", vraiment réussie de par son éclectisme et son rythme. Frédéric Charles a également mes faveurs. Moins pour ses reportages sur le pays du soleil levant que pour son délicieux accent nippon et sa manière d'articuler chaque syllabe. Côté accent, Pierre-Yves Dugua, qui présente "la bourse à Wall Street" n'est pas mal non plus. Je n'oublie pas Michel. Michel Ravelet bien sûr, sa chronique "le droit et vous", et ses explications sur les récentes jurisprudences. passionnant (si, si). Bon j'en oublie plein, mais je tenais à faire un gros bisou à Jérôme Colombain, François Beaudonnet, Frédérick Gersal, et tant d'autres.

Ce billet ne serait pas tout à fait complet si je n'évoquais pas également les ringards de France-Info. Connaissez-vous François De Witt ? Il semble inamovible avec "Question d'argent", sa chronique ennuyeuse à mourir, parrainée par un journal que PERSONNE n'a jamais vu en kiosque. (avez-vous déjà vu quelqu'un demander le magazine "Mieux vivre votre argent" ?) Parmi les noms de chroniques ridicules, notons "C'est en France, c'est en Europe", "Le droit des loisirs", "7 jours à Metz", "Statues en liberté", "Les jardins dans l'histoire" et, bien sûr, "L'agenda des chineurs".

Voilà voilà... Sinon, je vais plutôt bien. Un peu intoxiqué par France-Info, mais ça va. En fait, c'était ma seule source d'information en direct pendant les législatives. Mais bon, maintenant c'est fini. Si je ne devais retenir qu'une seule chose de ces derniers jours d'info non-stop, c'est cette merveilleuse réponse du maire de Bordeaux à un journaliste qui lui demandait comment il allait : "Ce que vous voulez, c'est que j'aille très très mal, c'est cela qui vous exciterait. Si je pouvais crever, vous seriez contents."

Le prochain qui me demande comment je vais, je lui répond ça !

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