31 mai 2007

Des énergies libérées

Quelques médias l'ont rappelé avant-hier : les marchés du gaz et de l'électricité seront totalement ouverts à la concurrence le premier juillet prochain. Totalement ! Un modèle de concurrence pure et parfaite, en somme.

Ou presque. En fait, il y a deux bémols. d'abord les tarifs des opérateurs historiques (EDF et Gaz de France) resteront "réglementés", fixés par décret, et donc sensiblement inférieurs au prix du marché. D'autre part, le choix du consommateur sera irréversible !

On vient d'inventer la concurrence irréversible. Vous imaginez le rêve pour une entreprise ? Etre assuré d'un nombre de clients chaque mois égal ou supérieur au mois précédent. Voilà la solution : interdire la résiliation ! Avec une telle mesure, on obligera les entreprises à faire du profit.
Alors certes, les gens continueront tout au long de leur vie à recevoir chez eux leur Okapi, Astrapi, voire Popi pour les plus jeunes.
Certes, ils garderont leur abonnement au gymnase club, même en cas de tétraplégie.
Certes, ils resteront abonnés à vie au PSG même quand ce dernier évoluera en CFA.
Mais honnêtement, si la croissance à deux chiffres est à ce prix, le jeu n'en vaut-il pas la chandelle ?

25 mai 2007

Mensonges


















Je vous ai menti. Dans mon billet précédent. Je n'ai pas pris mes billets d'avion au dernier moment, mais depuis trois mois. Et je n'ai pas passé le week-end à Paris, mais à Barcelone.






En fait, pour l'enterrement de vie de garçon de Stanislas, nous avons organisé ce petit week-end en Catalogne. Je ne pouvais pas en parler, c'était une SURPRISE. J'ai donc menti. Pire : j'ai utilisé mon blog destiné à la communauté de mes proches au service d'un seul. Aujourd'hui j'implore votre pardon.









Comme ces images l'attestent, nous nous sommes bien amusés.










Et puis dimanche soir, ils ont tous pris l'avion pour Paris. Sauf moi qui suis reparti à Florence.






Ces derniers temps, il m'a été difficile de suivre l'actualité, et a fortiori de la commenter. Passation de pouvoir, nomination du premier ministre, formation du gouvernement : j'ai une oreillette branchée au boulot en permanence sur France Info. Comme je n'ai toujours pas d'appareil photo en état de marche, je vous offre cette photo ci-contre. Elle semble enfin clore le protocole républicain. Maintenant on en est sûrs, Nicolas est Président. Après la génération Steevy, la génération Sarkozy. Quand je pense que ma nièce va voir cette photo dans le préau de son école ces cinq prochaines années...

08 mai 2007

Soyons corporate


Ceux qui s'attendaient à un billet politique peuvent aller se brosser.

Je vais plutôt vous parler de mon travail, puisque personne n'a vraiment compris ce que je faisais.

Dans la boîte, je suis, sans vouloir me vanter, le spécialiste de la livraison. Le prince du transport de mètre cube. Bref, le roi de la palette. Et je peux vous dire que les échos sur mon professionalisme et ma rigueur se sont vite répandus dans le service. Voire jusqu'à l'étage.

Vous savez pourquoi ? Je vous donne mon truc : je prépare mes chargements de palettes comme des numéros d'un grand spectacle de cabaret. Ca me force à être meilleur. Le meilleur. Parce que tout doit être réglé au millimètre et à la seconde près.

C'est comme au Lido : Si tes bluebell arrivent avec trois secondes de retard, c'est tout le reste du spectacle qui est niqué. Et bien pour nos cartons de nains de jardin lumineux ou nos palettes de déodorants pour les pieds, c'est pareil. C'est ce que j'appelle la magie de la logistique.

Quand je reçois le fax d'un fournisseur qui m'annonce que les palettes sont prêtes, j'ai une montée d'adrénaline, un peu comme quand on a le trac avant de monter sur la scène d'un karaoké : je sais que c'est à moi de jouer maintenant, qu'il va falloir tout faire pour que "The show must go on". Parce que dans ce métier, t'as pas le droit à l'erreur. Il faut tout vérifier. Le nombre de palettes, l'adresse, les horaires de retrait. Perso, je le fais jusqu'à trois fois par jour. Mais j'ai un défaut : j'aime la perfection. Question de mentalité...

Une fois que j'ai bien vérifié mes infos, et qu'elles se recoupent, je rentre les données sur mon decision maker helping process (une feuille Excel que j'ai bidouillée). Et parmi nos six transporteurs-partenaires, un seul sera choisi. Parce qu'il est le meilleur pour tel nombre de palettes venant de telle ville d'Europe.

C'est un des avantages de ce métier : dans sa tête, on voyage. Énormément. Rien que les noms sont évocateurs : la ville de Fourmies par exemple, dans le Nord-Pas-de-Calais. Ou bien Wurzburg, "le bourg de la saucisse". Ou Großkarolinenfeld, "le champ de la grosse Caroline".

Et puis il y a bien sûr l'arrivée à l'entrepôt. L'apothéose de mon travail. Le sentiment du devoir accompli. Presque une victoire. Une victoire généreuse. Car vous le savez, "Une victoire n'est belle que si elle généreuse".


Je devrais être à Paris ce week-end, mais je vais bien avoir du mal à vous voir cher public de moins en moins nombreux. "Devrais", parce que j'ai pas encore pris les billets (oui je sais c'est nul), et "mal à vous voir" parce que j'enterrerai la vie de garçon d'un ami cher.

Le programme est chargé, mais je ne peux pas vous en dire plus : il me lit, l'enfoiré ! Le seul indice que je donnerai est que nous avons pris l'expression "enterrement" au pied de la lettre... Qu'il se débrouille avec ça !

02 mai 2007

Un an et un jour





















Cela fait un an et un jour que je suis arrivé à Florence.

Bon, je ne vais pas être le seul blog qui ne va pas parler du débat Sarko/Royal d'aujourd'hui. Mais je vais faire le service minimum, puisque d'autres le feront bien que mieux moi dès demain. Seule anecdote : sur le JT de la RAI, ils disent que si les états-majors ont décidé de faire le débat assis, c'était pour ne pas montrer que Sarkozy est plus petit que Royal.

Pas de photos (mon appareil est en réparation), pas d'histoire sympa à vous raconter(je consacre tout mon temps libre à la lecture des journaux, visionnage de tous les JT, écoute en continu de France Info). En guise d'illustration, voici une capture d'écran du dimanche 22 avril. Les six fenêtres correspondent aux QG des 4 grands candidats, plus TF1 et LCI.