24 mars 2007

Récit d'un accident (3)

Si vous n'avez pas lu le début de l'histoire, reportez-vous au post précédent ci-dessous !

On me mit d'abord une sorte d'énorme attelle en mousse qui ressemblait à des protections de footballeur américain. Une petite radiographie pour voir si ça collait, et là...

...Ca colle pas. On discute, on observe. Puis on essaie autre chose. Une bande collante que l'on m'applique sur toute l'épaule. Nouvelle radiographie. Même résultat : la consolidation ne semble pas possible avec de tels instruments. L'interne se dirige alors vers la pièce à côté pour montrer les radios au médecin-chef.

C'est alors que j'entends une belle engueulade. "Mais qu'est-ce que tu as fait ? Je te le dis pour la dernière fois : devant un tel type de fracture, on ne met JAMAIS de bande collante. Soit c'est l'attelle en mousse, soit c'est l'opération. Compris ?"

Pas vraiment rassuré, je remonte dans ma chambre, comprenant bien que cette fois-ci, l'opération est inéluctable.

Oui mais quand ? La fracture a déjà une semaine ou presque. C'est pas un peu tard ? En tout cas, ça se fera avant la fin de la semaine. S'ils m'ont gardé, c'est bien pour m'opérer. Rapidement. Il y va de leur intérêt. Jeudi, surprise : je m'attendais à un "vous serez opéré demain", j'ai un "pas avant la semaine prochaine." Arf ! Mon père, qui entre temps était venu me voir, me propose alors de rentrer à Paris. Avec un cousin directeur de clinique qui pouvait me garantir un rendez-vous rapide avec un orthopédiste, le choix était vite fait. Je quittai le Centre Traumato-Orthopédique de Florence avec la nette impression d'avoir perdu mon temps... et gaspillé l'argent de la sécu. Qu'y puis-je ? un train de nuit plus tard, nous étions à la gare de Bercy vendredi 9 au matin...

2 commentaires:

  1. Stan14:14

    La sécu italienne ou française ?

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  2. Un fan !12:24

    Bonne fête, Saint Benjamin

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