20 mars 2007

Récit d'un accident (1)

Ce vendredi 2 mars, j'étais à une fête chez Angelo, un pote de mon ex-coloc Edouardo. Plein d'italiens et d'Erasmus, et même un hawaïen qui avait des origines italienne, polonaise, hawaïenne et chinoise.

Il devait être 1h30 du matin quand je décidais de rentrer chez moi. Le sol était sec, la température douce et le trafic inexistant. J'écoutais mon lecteur mp3 tout en pédalant les mains dans les poches. le garde-boue de la roue avant faisait un léger bruit, comme d'habitude. En fait, légèrement plus prononcé.

En l'espace d'une fraction de seconde, je me suis trouvé à terre, bien sonné. Et sans musique, seulement le silence de la rue. Ma première réaction a d'ailleurs été, après avoir pris soin toutefois de m'écarter de la chaussée, de vérifier si mon Archos était pété ou non. A ma grande honte. Mon second réflexe a été de chercher un éventuel obstacle sur l'asphalte. Rien.

C'est en observant le garde-boue que je compris l'origine de ma chute. La pièce en métal a dû frotter contre le pneu et s'est plié en accordéon jusqu'à la fourche, bloquant la roue instantanément. Je rentrai clopin clopant chez moi, pris un antalgique et me couchai.

Le lendemain matin, je ressentai encore une douleur faible mais persistante à l'épaule. Je décidai donc de me rendre à l'hôpital Careggi de Florence, lequel m'a immédiatement aiguillé vers le Centre Traumato-Orthopédique, ou CTO.

Tant mieux. Parce que la dernière fois que j'avais entendu parler de Careggi, c'était en février. On avait transplanté un foie, deux reins (trois fois rien) à trois patients différents. Sauf que le donneur était... séropositif. Aïe, la boulette. Pour l'hôpital de la ville des Médicis, d'où vient le mot "médecin", ça la fout mal. Même si par ailleurs, le système hospitalier toscan a une excellente réputation...

J'arrive au CTO, où l'on me fait plusieurs radiographies. Je patiente. Puis on m'appelle. Une blouse blanche m'accueille, clipe les radios sur le tableau lumineux, et m'informe que j'ai une fracture intra-articulaire de la clavicule droite, à l'extremité distale. Il ajoute qu'il faudra m'opérer sous anésthésie générale.

Je m'effondrai alors sur le sol carrelé de cette salle blanche, fixant avec désespoir le néon au plafond avant de perdre connaissance.*

(* : cette scène n'a peut-être pas eu lieu)

2 commentaires:

  1. sophie aus Innsbruck20:53

    Mais la question qu'on se pose tous mon pauvre Benjamin....Il est peté ton Archos ou pas????

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