31 janvier 2007

Les titres du JT de RaiDue du 31/01/2007

- Le PACS voté à la chambre,
- La réponse de Silvio à Veronica, sa femme ; et les avis de personnalités politiques,
- Deux morts dans un accident de ski,
- Des fausses pièces de 2 € en circulation vers Turin,
- Jurisprudence avec la condamnation d'un père faisant travailler son fils,
- Le regain des sectes d'exorcisme. Interview d'un exorciste et présentation d'objets,
- Privatisation de l'Alitalia,
- Présentation du nouveau constat d'accident italien qui accélère le paiement des réparations,
- Le président de la république essaie la nouvelle FIAT.,
- L'inde et sa croissance,
- La visite de Sarkozy en Grande-Bretagne,
- Un truc sur l'Espagne et le vin,
- Le foot.



Et sur "Porta a Porta", émission "politique" quotidienne, sur quoi portera le débat de ce soir ? Sur l'histoire d'amour entre Berlusconi et Veronica bien sûr...

29 janvier 2007

Les conseillers municipaux de la ville de Piekary Slaskie ont changé le symbole historique de la ville, jugé «gay».

Ce qui était une blague pour les parisiens en 2001 ne l'est pas pour les habitants de Piekary en 2007.

Personne ne s'en souvient, mais quelques jours après l'élection de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris, un mail avait été envoyé aux vingt maires d'arrondissements. Celui-ci annoncait la modification prochaine du traditionnel blason bleu et rouge de Paris en un blason arc-en-ciel, jugé plus "gay-friendly". Ce mail était évidemment un canular, et aucun des vingt maires n'a mordu à l'hameçon... Sauf René Galy-Dejean, maire du XVe, qui à l'époque avait fait une jolie lettre à "Tata Ier", comme certains de mes amis le surnomment, pour lui supplier de ne pas toucher à ce symbole.

Ce qui est drôle, c'est qu'actuellement, en Pologne, la question des droits des gays et lesbiennes est devenue tellement sensible que dans une ville polonaise de 60.000 habitants, on préfère sacrifier le patrimoine de la ville plutôt que de passer pour gay friendly. Ainsi, le site têtu.com nous apprend par cette info que "Le conseil municipal [de Piekary] vient de voter la modification du blason historique de la ville".
Voici le nouveau blason.

Je ne connais rien de la ville de Piekary, de son patrimoine, de l'histoire de son blason avec ces deux shupiaks qui se tiennent par la main derrière un fond bleu... De deux choses l'une : soit les habitants de cette ville et leurs représentants ignorent, tout comme moi, l'histoire de leur région (peut-être n'en ont-ils pas ?) ; soit ils sont prêts à la trahir en la travestissant pour des motifs populistes. Dans le premier cas, c'est triste. Dans le second, c'est carrément écoeurant. Dans tous les cas, on s'en fout quand même un peu, non ?

20 janvier 2007

Rattrapage


Vous l'aurez compris par ces images, j'ai enfin internet à la maison ! En fait, depuis une semaine. J'ai donc passé plusieurs dizaines d'heures à rattraper mon retard dans le visionnage de conneries sur la toile.

Dans mon actualité florentine, notons l'arrivée de deux personnes dans la communauté de la via De Sanctis. Tout d'abord, le papa de Graziano (le napolitain), en transit dans l'appart pour quelques jours. Du moins officiellement. A Naples plus qu'ailleurs, on a une conception élastique du "temporaire". Reste que c'est un quadragénaire sympathique et, d'après son fils, le papa le plus fort du monde.

Et puis il y a Laura, une jolie jeune femme italienne qui a le bon goût d'être célibataire et qui devient une coloc à part entière depuis le départ d'Andrea. Très bientôt ici, les photos d'elle nue sous ses vêtements.

Français résidant en France, arrêtez d'enterrer vos personnalités ! J'en ai marre d'entendre sur France-Info les hommages à la con de Kouchner. Il est devenu l'Arditi de la sphère politique ou bien ? Vous savez, celui que les journalistes appellent pour avoir un mini-éloge funèbre pour défunts encore tièdes. D'ailleurs, Parisiens ! Plutôt que d'écouter France-Info, vous feriez mieux de vous rendre au Val-de-Grâce. Pas pour aller voir la dépouille mortelle d'Henri Grouès (ou pas seulement du moins), mais pour y visiter la chapelle, exceptionnellement ouverte.

Je vous quitte sur cette photo de notre sucre en poudre.


"Sadam, le sucre plein de vie"

13 janvier 2007

Pourquoi les napolitains s'obstinent à ne pas mettre de casque en scooter ?

Ce n'est pas seulement a cause de la chaleur. Il semble, d'après quelqu'un du cru, que quand on porte un casque, c'est le signe que l'on veut délibérément cacher son visage. Pour commettre un homicide par exemple. Porter un casque dans certains quartiers est donc considéré comme un défi : autant circuler directement avec une pancarte "tirez-moi dessus". Tout à une explication...

11 janvier 2007

Deux-mille sept

Je ne vais pas me priver du principal intérêt d'un blog : échapper à la corvée des voeux de bonne année. Je te souhaite donc à toi, lecteur(trice) et ami(e), une année 2007 remplie de bonheur, de réussite, de fromage, bien sûr, mais aussi de coups durs et d'épreuves horribles, parce que ça forge le caractère et puis comme ça on apprend de ses erreurs, c'est bien connu.


Sur le thème "je te raconte ma Saint-Sylvestre", c'est à Porquerolles, une île au large de Toulon, que j'ai passé les premiers instants de cette nouvelle année. J'étais en compagnie d'Enrico, de mon frère, et de plusieurs de ses amis.

Porquerolles fait partie des îles d'Hyères, tout comme Port-Cros, réserve naturelle ultraprotégée où il est quasiment interdit de regarder les arbres, et l'île du Levant, qui abrite une base militaire, protégée elle aussi. Nous étions donc sur la seule île un peu tranquille, où réveillon ne rime pas avec interpellation, contravention ou prison, mais plutôt avec champagne, confit de canard et côtes du Rhône.

Contrairement aux apparences, nous n'étions pas seuls, puisque le port affichait complet dès le 30. En fait, il semble que Porquerolles soit le seul port de la région où la tradition d'un réveillon sur l'eau soit établie. Il attire de ce fait plusieurs dizaines de bateaux chaque année. Comme quoi, réussir un réveillon, c'est quand même pas compliqué : un bateau, quelques amis, du champagne et basta.


Permets-moi à présent, lecteur, de porter à ta connaissance une image de l'Italie vue sous l'angle de la recherche d'emploi. Je ne sais pas dans quelle mesure ce qui m'est arrivé le 9 janvier dernier est représentatif de ce qui se passe à l'échelle du pays, mais je pense sans trop me tromper que cela révèle quelques qualités et défaut du peuple qui a la gentillesse de m'accueillir sur son sol.

Je me suis mis en tête ce 9 janvier d'aller rendre visite à quelques "Vivai", ces pépinières qui s'étendent sur plusieurs hectares entre Pistoia et Prato. Pourquoi en effet ne pas laisser mon CV à ces entreprises qui exportent à hauteur de 80% en moyenne en Europe ? J'avais bien pensé à contacter la chambre de commerce du coin, histoire d'agrémenter leur base de données de mon curriculum et de m'éviter ainsi un fastidieux tour en caisse, mais mon interlocutrice ne m'a guère laissé d'espoir : les pépinières font rarement appel à la chambre de commerce pour des offres d'emploi.

Je me suis donc lancé dans la recherche sur place, appréhendant ainsi une petite vieille à qui je demande mon chemin et quelques informations. Elle me répond d'abord froidement, puis se déride un peu et me conseille d'aller tenter ma chance un peu plus loin. De fil en aiguille, je me retrouve d'abord chez une quincaillerie, qui m'envoie en face, dans une entreprise familiale de vente de végétaux. Là, un type d'une extrême gentillesse me parle de Paris avec des étincelles dans les yeux et me donne les coordonnées de deux de ses amis qui dirigent des vivai un peu plus grand, et qui exportent massivement en France.

Et ainsi de suite, jusqu'au gros bonnet du marché de la plante verte : Innocenti & Mangoni. Dans un cadre luxueux et raffiné, je me présente un peu intimidé à la secrétaire. Qui appelle quelqu'un. Qui me fait passer un entretien au pied levé. Au cours de la discussion, je comprends qu'il s'agit d'un des dirigeants. A l'issue de l'entretien, il m'a donc semblé naturel de le remercier de sa disponibilité. Il m'a répondu avec malice qu'ici, on ne s'embarassait pas avec ce genre de conventions...

En l'espace d'une journée, j'ai recueilli une somme d'informations sur le marché, sa concurrence, sa saisonnalité. Ca se passe comme ça, en Italie. Certes, l'économie du pays est moribonde, les infrastructures insuffisantes, la corruption bien ancrée. Mais il reste tout de même un petit quelque chose du miracle économique des années 60 : un réseau de PME qui savent défendre leurs intérêts communs quand il le faut, une information qui circule rapidement, et des chefs d'entreprises qui n'ont pas peur d'entreprendre, justement.

Selon vous, en France, combien de chefs d'entreprise de taille moyenne seraient prêt à rencontrer le premier demandeur d'emploi qui frappe à sa porte, sans rendez-vous, en jean-baskets ?