22 novembre 2006

Telegramme

Suis bien arrive - 1513 km - etapes geniales - photos pas encore disponibles - cherche colocation - trois apparts interessants - pluie dense tous les jours a florence - peu de touristes - suis tres heureux - pensees


--------- Benjamin ---------

14 novembre 2006

Départ

Voici une illustration de mon campement chez les parents ces quinze derniers jours. De cette photo, il ne reste plus, à l'heure où j'écris, que l'ordinateur. Le reste est déjà chargé dans la caisse.

Je pars demain, vers 10h. Après un déjeuner avec Nounou à Joux-la-Ville (89), je rejoindrai Pierreclos (71) dans la soirée.

Il s'agit du village de naissance de mon arrière-grand-mère, Mme Bonnetain. Je compte faire un tour aux archives de la mairie mercredi matin, pour continuer mes recherches généalogiques. Peut-être passerai-je aussi aux archives départementales de Mâcon l'après-midi, avant de foncer en direction de Beausoleil (06).

Je retrouverai Enrico jeudi soir. Si tout va bien, je serai vendredi soir en train de faire la tournée des bars florentins avec Edouardo, mon ancien coloc qui m'hébergera. Bref, le planning est plutôt sympa. Même si sur le papier ça donne :

407 km pour Paris - Pierreclos,
582 km pour Pierreclos - Beausoleil,
392 km pour Beausoleil - Empoli.

Soit 1381 km, prévus en 14h par viamichelin.


Est-ce ridicule d'écrire dans un blog "Je pense fort à chacun d'entre vous" ? La réponse est oui. Je ne l'écrirai donc pas, et me contenterai d'un "A très bientôt... " Mais je pense quand même fort à vous. N'oubliez pas que vous pouvez réagir à ce message pourri : il vous suffit de cliquer sur "comments".

10 novembre 2006

Adieu 859 NZD 75

Miracle de la concurrence pure et parfaite, un site d'enchères a réussi à trouver un acquéreur pour mon compagnon de voyage depuis 2001. L'occasion pour moi de vous rappeler les quelques dizaines de milliers de kilomètres passés avec lui.

Baptisé 859 NZD 75 en février 2002 par la préfecture de police de Paris, mon cheval-vapeur à deux roues m'a d'abord accompagné sur la route de la porte d'Asnières pendant un semestre. Puis il a pris le train en octobre 2002 et m'a porté jusqu'à Trieste : 800 km en deux jours, une moyenne que je n'ai jamais égalée depuis ! Il a connu le parking archi-plein de l'université, m'a ramené parfois en piteux état via Ginnastica, a visité les plages de l'Adriatique, la côte slovène et la péninsule d'Istrie en Croatie.

Puis il m'a transporté en juillet 2003 au festival reggae Rototom Sunsplash d'Osoppo (UD). Nous avons ensuite visité ensemble le lac de Garde, le val de la Trebbia (un des berceaux de mes ancêtres), Valloriate (CU), le col de Tende, Beausoleil (06) et enfin les marines de Cogolin (83).

RETOUR A PARIS
Après son deuxième voyage en train, il retrouve sa capitale de naissance, et devient mon transport quotidien pour la rue Sainte-Cécile. Il ramène quelques fois des collègues d'Occurrence. Benoît Volatier, le co-président, se déplacant lui aussi volontiers en scooter me confiait un jour que "Dans Paris, quels que soient tes lieux de départ et d'arrivée , tu mets toujours 20 minutes". C'est avec émotion que je mesure à présent la justesse de sa déclaration.

Les mois passent. Il ne dort plus au 1er sous-sol du 60 rue Violet, mais au 14-18 rue d'Annam. Il m'accompagne chez Caliko, passage Beslay (11e). Je dépasse les 30.000 km devant l'hôtel Meurice, rue de Rivoli, en janvier 2006.

DERNIER VOYAGE
En guise de cadeau d'anniversaire, le hasard m'offre la possibilité de partir de nouveau en Italie avec lui. Nous prenons donc le train le 29 avril 2006 pour arriver deux jours plus tard à Florence. Treize week-ends de balades en Toscane s'offrent à nous. Mon scooter me mène à Pise, San Giminiano, Prato, Pistoia, Lucques, Viareggio, et surtout à Empoli, où je rejoins presque tous les soirs Enrico. Les trois quarts d'heure qui nous séparaient étaient souvent frais le soir et brûlants le matin.

Enfin vient le moment du retour en France. Mon scooter vieillit, et je crains de lui imposer de longues distances. Nous nous offrons donc une partie du trajet en bateau : Florence-Marines de Cogolin, via Livourne, Bastia, l'Ile-Rousse et Nice ! Quelques jours de repos dans le Var et zou, retour à Paris. Merci le service Auto-Train de la SNCF.

UN HOMMAGE BIEN MÉRITÉ
Presque cinq ans ont passé. En me séparant de mon cher 859 NZD 75, je perd plus qu'un scooter, mais un compagnon de voyage, presque un ami. Nous avons tellement ri ensemble... Quand je lui confiais mes états d'âme, il m'écoutait en silence. Il comprenait. Vous savez, un être humain peut vous décevoir. Un scooter jamais.

Après 1745 jours d'utilisation et 37.570 km parcourus dans 5 pays (principauté de Monaco comprise), soit une moyenne de 21,5 km/j, ce scooter m'aura coûté 3.402 €, révisions comprises et prix de revente déduit, soit 1,95 € par jour. Ne sont pas compris en revanche les 1.503 litres environ de super sans plomb consommés, ce qui, à 1.30 € le litre porte la facture d'essence à 1.954 €, soit 1,09 € de carburant dépensé par jour. Ce scooter m'aura donc coûté 3,04 € par jour. L'assurance m'a coûté 1815 € pendant cette période, soit 1,04 € par jour. On arrive à 4,11 €.

En résumé, achat, entretien, carburant et assurance coûtent chacun 1 € par jour.

07 novembre 2006

Compte à rebours lancé ! J-7

Bon allez c'est parti : je pars mardi prochain en caisse. Étapes :

Mardi 14 après-midi chez Nounou à Joux-la-Ville (89)
Mercredi 15 soir à Beausoleil (06),
Jeudi soir à Empoli, chez
Enrico.
Vendredi matin, je suis à Florence.

Chanson du moment : "Babooshka", Kate Bush.

05 novembre 2006


C'est décidé depuis déjà pas mal de temps, mais je me casse de Paris pour m'installer à Florence. Peut-être pas définitivement, mais sans date de retour en tout cas. Vous trouverez ci-contre la cause de cette décision. Il s'appelle Enrico, il a 29 ans, il étudie l'architecture. Et il représente à lui seul une raison suffisante pour partir.

Organiser un tel départ à l'étranger est relativement long. Mais ça m'a laissé quand même pas mal de temps libre. Il y a un mois, je commencais mes journées vers 13h, faisais des recherches futiles sur internet, passais quelques coups de fils à 17h59 et faisais des courses au Franprix de la rue des Pyrénées à 19h29... Mes soirées se finissaient seul dans le lit à regarder quelques épisodes des Simpson en mangeant des chips.

Maintenant je campe chez mes parents le temps de me remettre de l'opération, avant de partir pour de vrai. Ces derniers jours à Paris ne ressemblent à rien !

Et oui. Nous sommes le 5 novembre, et je suis encore à Paris. Faux-départ. La raison ? Une petite opération sous anésthésie générale, pas bien grave, mais nécessitant une convalescence de quelques jours tout de même. Opéré le 30 octobre, je récupère progressivement. D'ici peu, je me sentirai de nouveau capable de rouler seul pendant 1200km dans une belle Opel Corsa avec toit ouvrant ouvert. Avec plein de cartons à l'arrière. D'habitude, ce genre de road-trip m'amuse plus en scoot qu'en caisse. Mais l'étape prévue chez Nounou dans l'Yonne me réjouit d'avance. Le passage au garage Cavallari de Monaco pour réparer ce putain de toit ouvrant m'amuse nettement moins. Quelle idée d'aller porter sa Corsa année-modèle 2000 dans un garage de la principauté des Grimaldi. Enfin, il paraît qu'ils ont déjà commandé les pièces défectueuses...

Allez, plus que quelques jours.